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PRIMAIRE DE LA DROITE EN FRANCE: Fillon en tête, Sarkozy tourne la page et appelle à voter contre Juppé

Dimanche 20 Novembre 2016

Paris - L'ancien Premier ministre français François Fillon était largement en tête dimanche au premier tour de la primaire de la droite française, dont le vainqueur pourrait affronter l'extrême droite lors de la présidentielle du printemps 2017.

M. Fillon a obtenu 43,3% des suffrages selon des résultats portant sur plus de la moitié des bureaux de vote.

La deuxième place semblait serrée avec l'élimination quasi certaine de l'ancien président Nicolas Sarkozy qui n'a recueilli que 22,9% des voix contre 26,7% pour l'ancien Premier ministre Alain Juppé, selon ces résultats disponibles sur le site internet de la primaire.

Dans un discours à son quartier général, Nicolas Sarkozy a aussitôt appelé à voter pour François Fillon, son ancien premier ministre, avec qui il s’est dit plus proche qu’Alain Juppé.
Les autres candidats, trois hommes et une femme, ont rassemblé moins de 3% chacun.

Longtemps donné battu au premier tour, François Fillon, 62 ans, avait réalisé une percée fulgurante dans les sondages ces derniers jours. Ce catholique, père de cinq enfants, porte un programme libéral sur le plan économique et conservateur sur les questions de société.

Cet homme austère a réussi à s'imposer dans un duel annoncé entre l'ancien président Sarkozy, 61 ans, qui a mené une campagne très à droite, et le maire de Bordeaux (sud-ouest) Alain Juppé, 71 ans, qui a tenu un discours pondéré et rassembleur pour attirer les voix de la droite modérée et du centre.

Celui qui remportera le second tour de la primaire dimanche prochain serait en bonne position pour être élu président de la France dans cinq mois, compte-tenu de l'impopularité et des divisions au sein de la gauche au pouvoir.

La gauche risque en effet d'être éliminée dès le premier tour en avril 2017. Le duel final pourrait donc, selon les sondages, se jouer entre le candidat de la droite, sorti de cette primaire, et Marine Le Pen, la chef de l'extrême droite.

Celle-ci a le vent en poupe, portée par les inquiétudes liées aux attentats jihadistes depuis 2015 et à la crise migratoire qui ont remis ses thèmes de prédilection au centre du débat. Mais jusqu'à présent, les sondeurs estiment qu'elle ne sera pas en mesure de recueillir les 50% de suffrages nécessaires pour être élue. (AFP)
 
 
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