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Municipales à Paris: Villani reconnaît son échec face à Griveaux

Mercredi 10 Juillet 2019

Benjamin Griveaux plus que jamais dans les starting-block pour les municipales LREM à Paris: son principal adversaire Cédric Villani a annoncé qu'il n'aurait "pas d'investiture" de LREM pour mener la bataille de Paris, mercredi soir sur Twitter peu de temps avant la décision officielle.
 
"Ce qui était annoncé de longue date est désormais acquis: il est clair que je n'obtiendrai pas d'investiture de l'appareil de LREM", déplore le médaillé Fields, alors que l'annonce officielle de la commission nationale d'investiture de LREM est attendue après 20H00.
 
Cette décision survient au lendemain du grand oral, devant les commissaires du parti qui ont entendu successivement les trois prétendants - tous députés - pendant une heure et demie chacun.
 
"Nous avons cherché à renouer avec l'esprit et les valeurs du mouvement imaginé par Emmanuel Macron", avec Mounir Mahjoubi et Anne Lebreton qui l'ont rejoint, écrit le médaillé Fields sur Twitter avant de regretter que "ces appels n'ont pas été entendus". "J'aurai prochainement l'occasion de m'exprimer sur les perspectives qu'il convient à présent d'ouvrir", assure M. Villani, sans plus de précisions.
 
La veille, son concurrent Hugues Renson, a lui aussi réitéré ses critiques contre un calendrier jugé trop précipité, appelant à davantage de temps "pour débattre".
 
Celui qui a reçu la prestigieuse médaille Fields en cultivant une image singulière, broche araignée sur le revers de veste et lavallière bouffante était parvenu à atteindre le statut de challenger face à l'ancien porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, donné favori.
 
Il avait suscité la circonspection - voire la raillerie - lorsqu'il avait annoncé sa candidature avant de gagner en épaisseur ces dernières semaines, fort de sondages flatteurs qui le plaçaient au même niveau d'intentions de vote que celui de Benjamin Griveaux.
 
Il a par ailleurs réussi une démonstration de force, la semaine dernière, en réunissant plus de 600 personnes lors d'un meeting de plus de deux heures dans un théâtre de la capitale.
 
- Hidalgo bien placée –
 
De nature à inquiéter Benjamin Griveaux, dont la désignation, il y a encore quelques semaines, ne devait être qu'une formalité?
L'ancien porte-parole du gouvernement a, quoi qu'il en soit, entendu consolider sa stature mardi en s'entourant de nombreux soutiens, notamment les députés Olivia Grégoire, Sylvain Maillard ou Pacôme Rupin, mais aussi d'ex-candidats ralliés, Julien Bargeton et Antonio Duarte.
 
"C'était un exercice très sérieux", a-t-il souligné auprès de l'AFP, en expliquant que les membres de la commission avaient "testé les propositions, parfois les contradictions s'il y en avait, et la capacité à faire" ce projet.
 
"On me dit arrogant, cassant mais jamais insincère", avait-il par ailleurs fait valoir dans un entretien au Point, en début de semaine, en réponse aux critiques récurrentes sur son image.
 
"Les jeux étaient faits d'avance, on sait que c'est le président et le gouvernement qui avait la main dans cette désignation" pour la campagne à Paris, a critiqué Mathilde Panot, vice-présidente groupe des députés LFI, sur France Info.
 
Une fois désigné, le candidat LREM pour la mairie de Paris aura la tâche de rassembler, d'abord ses concurrents d'hier - ils s'y sont tous engagés, même si d'aucuns mettent en garde contre des tentations d'aventures personnelles -, ensuite à gauche et à droite.
 
Hugues Renson a pour sa part tendu la main à Pierre-Yves Bournazel et Gaspard Gantzer, deux candidats "indépendants" mais Macron-compatibles, alors que les sondages laissent entrevoir de sérieuses chances de réélection de la maire PS sortante, la socialiste Anne Hidalgo dont la candidature ne fait pas de doute.
 
"Il est temps pour nous de nous mettre en ordre de bataille", a exhorté Benjamin Griveaux à l'issue de son grand oral.
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