Les pourparlers prévus ce vendredi 19 juin en Suisse ont été annulés. L'équipe de négociation iranienne ne se rendra pas à Genève. Et pour cause, le régime israélien a commis un nouveau massacre contre des civils libanais dans le sud du pays arabe dans un contexte de violations continues de l’accord de cessez-le-feu.
Le ministère suisse des Affaires étrangères a confirmé l'annulation des pourparlers prévus à la station balnéaire de Bürgenstock, tandis que la Maison Blanche a indiqué que le vice-président JD Vance, qui devait diriger la délégation américaine, avait reporté son voyage.
Une annulation qui intervient après que les avions du régime israélien ont bombardé des zones civiles dans le district de Nabatieh, et plus précisément à Harouf, Kfar Sir et al-Sharqiyeh, aux premières heures de vendredi, faisant au moins 20 morts et 30 blessés parmi les civils.
Plusieurs personnes sont également portées disparues et se trouvent encore sous les décombres.
Une frappe distincte dans la région d'al-Ashamiya a détruit une maison, faisant quatre morts supplémentaires, tandis qu'un drone israélien a frappé une moto près du bâtiment municipal de Doueir, tuant une personne et en blessant une autre.
Des frappes menées plus tôt dans la journée de jeudi avaient déjà fait au moins trois morts, dont deux à Kfar Tibnit et un à Zebdine, selon les médias d'État libanais.
Les attaques, qui ont débuté vers 2h10 heure locale, ont ciblé des familles endormies marquant l'une des nuits les plus meurtrières depuis le début du conflit le 28 février.
La campagne militaire israélienne contre le Liban a déjà tué 3 912 personnes et en a blessé 11 873 autres, avec plus d'un million de Libanais déplacés, selon les chiffres officiels.
Le Hezbollah inflige de lourdes pertes lors des combats au sol
Par ailleurs, vendredi, des combattants de la Résistance libanaise ont tiré un grand nombre de missiles sur des positions militaires israéliennes et des rassemblements situés dans les environs de Kafr Benit et des hauteurs d’Ali al-Tahir, détruisant au moins trois chars Merkava.
Des sources sur le terrain ont rapporté de violents affrontements entre les combattants du Hezbollah et les forces israéliennes d’invasion sur l’axe Kafr Benit–Ali al-Tahir.
Les combattants libanais ont repoussé les tentatives d’avancée des troupes israéliennes et leur ont infligé de lourdes pertes.
L'armée israélienne a officiellement reconnu la mort de quatre soldats, dont un commandant de bataillon, les médias israéliens rapportant que le 52e bataillon de la 401e brigade blindée avait été victime d'une embuscade nocturne à l'aide de missiles guidés.
Les médias locaux ont rapporté qu'au moins quatre hélicoptères ont atterri pour évacuer des soldats blessés, tandis que les médias israéliens ont qualifié l'incident de « très grave » dans le sud du Liban. Des tirs d'artillerie israéliens ont également visé les zones de Kfar Jouz et de Jabal al-Rafie.
Ces violences sont survenues quelques jours seulement après la signature, le 17 juin, d'un mémorandum d'entente en 14 points entre les États-Unis et l'Iran, qui exige explicitement « la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban » et s'engage à « garantir l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban ».
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a averti que la poursuite des attaques israéliennes contre le Liban constituerait une violation des engagements américains pris dans le cadre de l'accord. [Press TV]






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