Les routes migratoires sont devenues plus dangereuses au cours des quatre premiers mois de 2026, selon un communiqué de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) publié le mercredi 12 août.
Sur la route de la Méditerranée orientale, 244 personnes ont perdu la vie, soit une hausse de 259 % par rapport à la même période de 2025, tandis que de nombreux décès ont été liés à des traversées maritimes au large de la Crète.
Sur la route atlantique de l’Afrique de l’Ouest, les arrivées en Espagne ont parallèlement chuté de 78 %, à 2 276.
L’OIM indique que les conditions météorologiques extrêmes, les conflits, les pressions économiques et l’évolution des politiques migratoires ont contribué à modifier les itinéraires et les dynamiques de mobilité.
Ugochi Daniels, directrice générale adjointe de l’OIM, a averti que « moins d’arrivées ne signifie pas des trajets plus sûrs », appelant à une responsabilité partagée pour sauver des vies sur terre et en mer.
Toutes les routes n’ont toutefois pas enregistré une diminution : les arrivées en Espagne par la Méditerranée occidentale ont augmenté de 66 %, à 5 647, tandis que les arrivées au Yémen par la route orientale de la Corne de l’Afrique ont progressé de 9 %, à 70 200.
En revanche, les mouvements vers le nord à travers le Darién, au Panama, ont presque cessé, avec seulement 135 passages recensés. L’OIM souligne également que les hostilités au Moyen-Orient ont influencé les déplacements au Liban et les retours vers la Syrie, ainsi que les mobilités de main-d’œuvre et les flux de transferts de fonds dans plusieurs régions.
L’organisation rappelle par ailleurs que près de la moitié des 304 millions de migrants internationaux vivent au sein de leur propre région. [AA]







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