« Censure », dénoncent les uns, « fonctionnement ordinaire du système », commentent les autres. Depuis le 22 mars, une controverse fait réagir au sein du petit monde de la recherche française en sciences sociales, spécialisée sur l’Afrique. Elle a pour origine la démission de Marc-Antoine Pérouse de Montclos, chercheur à l’Institut de recherches et du développement (IRD), de ses fonctions de rédacteur en chef d’Afrique contemporaine.
Cette revue trimestrielle née en 1962 est éditée par l’Agence française de développement (AFD), institution financière publique, après avoir été longtemps sous la houlette de la Documentation française – dépendant des services du premier ministre. La raison officielle de cette défection : l’AFD a refusé la publication d’un dossier consacré au Mali. Pourtant, les articles de ce numéro spécial, « écrits par des chercheurs réputés, qui connaissent le terrain et écrivent depuis longtemps sur le Mali et l’Afrique, avaient été acceptés et approuvés par le comité de rédaction de la revue », indique Bruno Charbonneau, qui a dirigé ce travail (et qui est lui-même professeur d’études internationales au Collège militaire royal de Saint-Jean au Québec).
L’un des textes du dossier, détaille-t-il, analyse les faiblesses de l’approche militaire du contre-terrorisme actuellement privilégiée par les puissances occidentales, montrant « comment cette approche qui l’emporte sur tout peut être contre-productive et être elle-même génératrice de violences ». Un autre évoque « l’impunité générale et généralisée dont jouissent des représentants de l’État malien dans la mesure où leurs actions illégales, criminelles et autres ne sont pas ou que rarement punis ». (Lire la suite sur Mediapart)
(https://www.mediapart.fr/journal/international/260319/le-mali-est-au-centre-d-une-polemique-entre-l-agence-francaise-de-developpement-et-des-chercheurs-u)
Cette revue trimestrielle née en 1962 est éditée par l’Agence française de développement (AFD), institution financière publique, après avoir été longtemps sous la houlette de la Documentation française – dépendant des services du premier ministre. La raison officielle de cette défection : l’AFD a refusé la publication d’un dossier consacré au Mali. Pourtant, les articles de ce numéro spécial, « écrits par des chercheurs réputés, qui connaissent le terrain et écrivent depuis longtemps sur le Mali et l’Afrique, avaient été acceptés et approuvés par le comité de rédaction de la revue », indique Bruno Charbonneau, qui a dirigé ce travail (et qui est lui-même professeur d’études internationales au Collège militaire royal de Saint-Jean au Québec).
L’un des textes du dossier, détaille-t-il, analyse les faiblesses de l’approche militaire du contre-terrorisme actuellement privilégiée par les puissances occidentales, montrant « comment cette approche qui l’emporte sur tout peut être contre-productive et être elle-même génératrice de violences ». Un autre évoque « l’impunité générale et généralisée dont jouissent des représentants de l’État malien dans la mesure où leurs actions illégales, criminelles et autres ne sont pas ou que rarement punis ». (Lire la suite sur Mediapart)
(https://www.mediapart.fr/journal/international/260319/le-mali-est-au-centre-d-une-polemique-entre-l-agence-francaise-de-developpement-et-des-chercheurs-u)







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