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LaRem rejette toute idée de primaire pour les municipales à Paris

Mardi 18 Juin 2019

PARIS (Reuters) - Plusieurs responsables de La République en marche (LaRem) ont repoussé lundi toute idée de changement des règles de désignation du candidat pour les élections municipales à Paris, objet de désaccords entre prétendants.
 
Du délégué général Stanislas Guerini aux dirigeants de la Commission nationale d'investiture (CNI) en passant par la porte-parole Aurore Bergé, tous ont rejeté la proposition de quatre prétendants à l'investiture du parti pour la capitale d'organiser une consultation populaire.
 
Choisir un candidat de cette manière "serait paradoxal car le mouvement s'est construit contre l'idée même d'une primaire", a renchéri Stanislas Guerini lors de la conférence de presse organisée pour présenter les premiers candidats investis par le parti présidentiel.
 
L'hypothèse est aussi repoussée par les co-présidents de la CNI, Alain Richard et Marie Guévenoux. "Parler de processus verrouillé, c'est mettre en cause la CNI", a jugé cette dernière.
Dans une tribune publiée dans Le Journal du dimanche, quatre des six compétiteurs - Cédric Villani, Anne Lebreton, Hugues Renson et Mounir Mahjoubi - réclament la tenue d'une "consultation citoyenne" qui servirait à désigner le poulain du parti présidentiel dans la capitale.
 
Un processus différent de celui annoncé, qui prévoit un "grand oral" devant la Commission  nationale CNI le 9 juillet, avec proclamation du nom du vainqueur le lendemain.
 
Les concurrents de Benjamin Griveaux redoutent que cette procédure ne favorise l'ancien porte-parole du gouvernement, considéré comme proche d'Emmanuel Macron.
 
A Paris et Marseille, "des villes particulièrement complexes avec des dynamiques de quartiers, avec une recomposition politique, nous devrions faire appel à toute la richesse que proposent nos statuts pour organiser des consultations et le résultat n'en sera que plus conforme à nos valeurs", a considéré Cédric Villani au micro de franceinfo.
 
"Ce n'est pas à 15 jours ou à trois semaines d'une commission qu'on change les règles", lui a rétorqué Benjamin Griveaux peu après sur BFM TV.
 
"Les candidats ne décident pas du calendrier de la CNI, qui est totalement souveraine. Le calendrier fixé est conforme à ce qui avait été évoqué au printemps, ni accéléré, ni ralenti", a dit à Reuters l'entourage de Benjamin Griveaux, lequel a toujours plaidé pour un processus rapide afin d'entrer en campagne le plus rapidement possible.
 
LaRem a présenté ce lundi ses 19 premiers candidats investis pour les élections municipales du printemps 2020, pour lesquelles le parti présidentiel né il y a trois ans nourrit de grandes ambitions fondées sur ses résultats électoraux depuis 2017.
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