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La malnutrition coûte près de 400 milliards de FCFA par an à l’Etat, selon un officiel

Mercredi 24 Juin 2026

Au Sénégal, la malnutrition constitue un fardeau humain et économique majeur, coûtant près de 400 milliards de francs CFA par an, a révélé le secrétaire exécutif du Conseil national de développement de la nutrition (CNDN), Dr Mbaye Séne, qui plaide pour ériger la prévention nutritionnelle en priorité nationale.

 

S’exprimant lors d’une journée d’orientation destinée aux membres de l’Association des journalistes en santé, population et développement sur le thème ‘’La nutrition, levier fondamental pour le développement du capital humain’’, il a souligné que les conséquences de la sous-nutrition dépassent largement le domaine sanitaire.

 

Les carences nutritionnelles durant les premières années de vie affectent durablement la croissance physique, les capacités cognitives et la productivité future des individus, avec des répercussions importantes sur l’économie nationale et le système de santé, a-t-il également dit.

 

‘’Si nous n’investissons pas aujourd’hui dans la nutrition, nous aurons demain une population plus exposée aux maladies chroniques et moins performante sur le plan économique’’, a averti Dr Mbaye Sène, rappelant que la prévention demeure ‘’la meilleure médecine’’.

 

Le secrétaire exécutif du CNDN a insisté sur l’importance d’une alimentation diversifiée et équilibrée, mettant en garde contre les déficits en micronutriments tels que la vitamine D, le calcium, le zinc ou encore le sélénium, dont les apports sur la santé sont souvent sous-estimés.

 

Il a également souligné que les interventions doivent commencer avant même la naissance et se concentrer particulièrement sur la grossesse, ainsi que sur les mille premiers jours de vie de l’enfant, ”une période déterminante pour son développement futur”.

 

Le docteur Mbaye Séne a par ailleurs attiré l’attention sur la situation nutritionnelle des personnes âgées, estimant qu’elles demeurent insuffisamment prises en compte dans les politiques publiques malgré leurs besoins spécifiques.

 

Plaidant pour une mobilisation de l’ensemble des acteurs, il a appelé à renforcer la communication et la sensibilisation des populations à travers les médias, les langues nationales, les réseaux sociaux et les relais communautaires afin de rapprocher les politiques de nutrition des réalités vécues par les citoyens.

 

Le secrétaire exécutif du CNDN a enfin réaffirmé l’objectif de réduire significativement le retard de croissance chez les enfants, soulignant qu’un investissement accru dans la nutrition constitue un levier essentiel pour bâtir un capital humain solide et préserver la soutenabilité du système de santé sénégalais. [APS]

 
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