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ISRAEL : Douze suspects arrêtés après les feux, 80.000 évacués

Vendredi 25 Novembre 2016

JERUSALEM (Reuters) - La police israélienne a annoncé vendredi l'arrestation de douze personnes soupçonnées d'incendie volontaire à la suite des feux de forêt qui ont balayé ces derniers jours le nord et le centre d'Israël, détruisant plusieurs centaines d'habitations et provoquant l'évacuation d'environ 80.000 personnes à Haïfa.
 
Les pompiers continuaient à lutter vendredi contre les flammes sur les collines boisées autour de Jérusalem et dans le nord de l'Etat hébreu, avec le soutien de collègues palestiniens et des équipes de secours venues de Grèce, de Chypre, de Croatie, d'Italie, de Russie et de Turquie.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a également accepté des offres d'assistance de l'Egypte et de la Jordanie.
 
Le chef du gouvernement a déclaré que certains incendies paraissaient avoir été déclenchés délibérément, estimant que leurs auteurs étaient coupables de terrorisme. La sécheresse exceptionnelle et un fort vent d'est alimentent ces feux qui ont débuté mardi et se sont propagés depuis sur une moitié du pays.
 
Le porte-parole de la police, Micky Rosenfeld, a déclaré que les douze suspects interpellés avaient été appréhendés alors qu'ils tentaient d'allumer un feu ou de fuir une zone incendiée. Il n'a pas fourni d'autres détails.

Le ministre de la Sécurité intérieure Gilad Erdan a déclaré qu'ils appartenaient aux "minorités", par allusion aux Arabes israéliens ou aux Palestiniens.

"La plus grande probabilité est que leur mobile soit nationaliste", a-t-il dit à la radio de l'armée.
Le dirigeant d'extrême droite et ministre de l'Education Naftali Bennett a accusé des "terroristes nationalistes", terme employé en Israël pour désigner les Palestiniens, d'être à l'origine de ces feux.
Les autorités palestiniennes n'ont pas fait de commentaire. Ayman Odeh, un responsable arabe israélien de Haïfa, a rejeté l'accusation et accusé en retour le gouvernement de tirer parti de la situation pour nourrir la haine contre la minorité arabe.
 
Ces incendies de forêt sont les plus graves depuis 2010. Quarante-quatre personnes avaient alors péri dans un gigantesque brasier dans le nord du pays. L'enquête avait conclu à un feu par négligence.
 
 
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