En Guinée, la découverte d’une fosse commune dans la préfecture de Forécariah, lundi 24 août 2026, continue à choquer, notamment au sein des organisations de la société civile, alors que les autorités judiciaires comme le gouvernement n’ont, pour le moment, pas réagi.
Pour tenter de faire toute la lumière sur la mort des six hommes retrouvés à l'intérieur – les yeux bandés et les mains attachées dans le dos – par des villageois partis ramasser du bois, l’ouverture d’une enquête a cependant été annoncée. Enquête face à laquelle les associations de défense des droits humains se mobilisent afin qu'elle soit réalisée en toute indépendance.
« Nous prenons acte de son ouverture, mais nous exigeons qu'elle soit indépendante, transparente et crédible et qu'elle reçoive l'appui d'experts légistes nationaux et internationaux », affirme ainsi Alseny Farinta, le coordinateur du collectif Tournons la page-Guinée, pour qui le premier objectif est que les investigations aboutissent à l'identification des six victimes. « Nous appelons également le Haut-Commissariat aux droits de l'homme en Guinée à veiller à son bon déroulement », poursuit-il, demandant à l'ONU de suivre l'enquête par souci de transparence.
Le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), qui documente et dénonce lui aussi toutes les disparitions forcées en Guinée, va pour sa part encore plus loin, exigeant que la découverte de cette fosse commune mette fin à l’impunité dans le pays. ...
En octobre 2025, en effet, une autre fosse commune avait été découverte dans cette même région de Forécariah. À ce jour cependant, les enquêtes diligentées à l'époque pour déterminer l’identité et les causes de la mort des quatre ou cinq corps qui y avaient été retrouvés n’ont toujours pas abouti. [RFI]






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