En Zambie, les autorités ont donné l'ordre de fermer les tribunaux et toutes les institutions judiciaires le lundi 24 août 2026, dernier jour autorisé pour le dépôt par l'opposition d'un recours en contestation de la victoire du président sortant Hakainde Hichilema à la présidentielle du 13 août dernier.
Pour justifier cette décision, les autorités zambiennes brandissent une nouvelle fois l'argument sécuritaire, si l'on en croit une directive signée par l'administrateur en chef du pouvoir judiciaire largement diffusée.
À la suite de la fermeture des tribunaux pour « raisons de sécurité », le texte ordonnait au personnel de la Justice de ne pas se rendre au travail ce lundi, décision assortie du déploiement des forces de sécurité autour de la Haute Cour de Lusaka, de la Cour suprême qui abrite la Cour constitutionnelle et de plusieurs tribunaux locaux pour en boucler l'accès, selon des témoins sur place. ...
« La fermeture de toutes les cours de justice du pays, sous la surveillance de la police et de l'armée, n'a aucune place dans une démocratie constitutionnelle gouvernée par la séparation des pouvoirs et le respect de la loi », affirme ainsi l'avocate et défenseuse des droits humains zambienne Linda Kasonde. ...
La semaine dernière, le candidat de l'opposition à la présidentielle, Brian Mundubile, qui a recueilli 38% des suffrages, avait fait part de son intention de déposer une pétition devant la justice pour contester la réélection - avec 60% des voix - d'Hakainde Hichilema au cours d'un scrutin marqué, selon lui, par des irrégularités. Celui-ci avait sept jours après l'annonce des résultats du vote pour passer à l'acte, donc avant ce mardi 25 août, alors qu'aucune date n'a été communiquée sur la réouverture des tribunaux en Zambie. [RFI]






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