Tesfaye Berhe fixe avec inquiétude ses plants de sorgho jaunis par le soleil brûlant : il se demande s’il parviendra à sauver sa récolte, perturbée par les combats qui ont touché la région éthiopienne du Tigré. Cet agriculteur de 60 ans, portant une barbe grise et un léger embonpoint, a dû prendre ses jambes à son cou lorsque les obus ont commencé, en novembre, à s’abattre non loin de ses champs situés près du village d’Ayasu Gebriel.
A l’est, les tirs venaient de l’armée fédérale ; à l’ouest, des forces loyales au Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), le parti qui dirigeait cette région dissidente et défiait l’Etat depuis des mois. L’urgence a contraint Tesfaye à abandonner sur place sa récolte de teff, une céréale clé dans l’alimentation éthiopienne. Elle a disparu depuis. Et le fermier craint maintenant de perdre aussi son sorgho, même si le gouvernement assure que les combats sont terminés. (Le Monde avec AFP)
A l’est, les tirs venaient de l’armée fédérale ; à l’ouest, des forces loyales au Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), le parti qui dirigeait cette région dissidente et défiait l’Etat depuis des mois. L’urgence a contraint Tesfaye à abandonner sur place sa récolte de teff, une céréale clé dans l’alimentation éthiopienne. Elle a disparu depuis. Et le fermier craint maintenant de perdre aussi son sorgho, même si le gouvernement assure que les combats sont terminés. (Le Monde avec AFP)






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