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En Ethiopie, 35 000 étudiants ont fui leurs universités

Vendredi 14 Février 2020

#BringBackOurGirls. Le hashtag qui avait inondé les réseaux sociaux après l'enlèvement des lycéennes de Chibok au Nigeria fait son retour sur la Toile, posté par des Ethiopiens de plus en plus inquiets. Depuis le 4 décembre 2019, douze étudiants de l'université de Dembi Dollo, dans l'ouest du pays, originaires de la région Amhara, ont disparu, kidnappés.
 
Une jeune femme, qui dit s'être échappée, a raconté à la presse locale qu'une dizaine d'hommes armés de bâtons les avaient emmenés dans la forêt après que son groupe eut fui le campus miné par des affrontements entre Amhara et Oromo. Cet épisode, qui a conduit à une intervention du chef de gouvernement devant le Parlement le 3 février, n'est qu'un chapitre de plus dans la flambée de violence qui secoue le monde universitaire éthiopien depuis novembre 2019.
 
Comme si ce microcosme vivait par procuration les conflits latents dans ce pays morcelé où plus de soixante-dix langues sont parlées et où Amhara (26,9 %) et Oromo (34,5 %) constituent deux communautés hétérogènes. Samedi 1er février, une trentaine d'étudiants de l'université d'Ambo, réunis dans un hôtel de la ville dans la région d'Oromia, échangent afin d'identifier les raisons des heurts, la manière de les appréhender. (Le Monde)
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