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En Afrique de l'Ouest et au Sahel, la loi des colonels

Jeudi 27 Janvier 2022

Le lieutenant-colonel Damiba, chef de la junte burkinabè
Le lieutenant-colonel Damiba, chef de la junte burkinabè
Et maintenant le Burkina Faso... Sahel et Afrique de l'Ouest sont le théâtre depuis un an et demi d'une série de coups de force que des colonels justifient par l'inaptitude des dirigeants civils face aux jihadistes ou le discrédit des pouvoirs en place.…
 
La prise du pouvoir par les militaires est le fruit d'une "très forte désillusion démocratique au sein des opinions publiques", dit Niagale Bagayoko, présidente du think-thank African Security Sector Network (ASSN). "Aujourd'hui, qui considère, à part les partis politiques eux-mêmes, qu'aller voter va avoir un impact sur la situation, autant individuelle que sécuritaire au Sahel ?", interroge-t-elle. …
 
Le chef des putschistes guinéens, le colonel Mamadi Doumbouya, citait, après le coup d'Etat, le défunt président ghanéen Jerry Rawlings, lui-même arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 1981, selon lequel "si le peuple est écrasé par ses élites il revient à l'armée de rendre au peuple sa liberté".
 
Arrivés par les armes ou par les urnes, des militaires ou ex-militaires sont au pouvoir dans quatre pays d'Afrique de l'Ouest: en Mauritanie, en Guinée-Bissau, en Guinée, au Mali. Un fonctionnaire de l'ONU, travaillant dans la région sahélienne et s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, juge sèchement: "Il semble qu'une page est en train de se tourner pour les vétérans de la politique ouest-africaine aux politiques publiques non appliquées et aux promesses non tenues". Mais, se demande-t-il, "est-ce que les militaires pourront faire mieux ?" (VOA)
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