Les ministres des Affaires étrangères de la République de Türkiye, de la République arabe d’Égypte, du Royaume hachémite de Jordanie, de la République d’Indonésie, de la République islamique du Pakistan, de l’État du Qatar, du Royaume d’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis ont « fermement condamné » la décision d’Israël de désigner des terres en Cisjordanie occupée comme « soi-disant “propriété de l’État” ».
Dans une déclaration conjointe publiée mardi, ils ont également dénoncé l’approbation de procédures d’enregistrement et de régularisation de la propriété foncière sur de vastes zones de la Cisjordanie occupée, pour la première fois depuis 1967.
Les ministres ont estimé que « cette mesure illégale constitue une grave escalade visant à accélérer l’activité de colonisation illégale, la confiscation de terres, l’enracinement du contrôle israélien et l’application d’une souveraineté israélienne illégale sur le Territoire palestinien occupé », tout en « sapant les droits légitimes du peuple palestinien ».
Ils ont affirmé que ces mesures représentent « une violation flagrante du droit international et du droit international humanitaire, en particulier de la Quatrième Convention de Genève », ainsi qu’« une violation des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies, au premier rang desquelles la résolution 2334 ».
Selon la déclaration, la décision « contredit également l’avis consultatif rendu par la Cour internationale de Justice concernant les conséquences juridiques découlant des politiques et pratiques israéliennes dans le Territoire palestinien occupé », lequel a souligné « l’illégalité des mesures visant à modifier le statut juridique, historique et démographique du Territoire palestinien occupé, l’obligation de mettre fin à l’occupation et l’interdiction de l’acquisition de territoire par la force ».
Les ministres ont ajouté que cette étape « reflète une tentative d’imposer une nouvelle réalité juridique et administrative destinée à consolider le contrôle sur les terres occupées », ce qui « compromet la solution à deux États, érode les perspectives d’établissement d’un État palestinien indépendant et viable et met en péril l’instauration d’une paix juste et globale dans la région ».
Ils ont réitéré « leur rejet catégorique de toutes les mesures unilatérales visant à modifier le statut juridique, démographique et historique du Territoire palestinien occupé », soulignant que « de telles politiques constituent une escalade dangereuse qui accentuera davantage les tensions et l’instabilité dans le Territoire palestinien occupé et dans la région dans son ensemble ».
Les ministres ont enfin appelé la communauté internationale à « assumer ses responsabilités et à prendre des mesures claires et décisives pour mettre fin à ces violations, garantir le respect du droit international et préserver les droits inaliénables du peuple palestinien », au premier rang desquels « son droit à l’autodétermination, à la fin de l’occupation et à l’établissement de son État indépendant et souverain sur les lignes du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale ». [AA]






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