Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz a chuté de plus de 95 % depuis le début de la guerre impliquant les États-Unis et Israël contre l’Iran, a indiqué mardi l’ONU.
Le nombre de navires traversant le détroit d’Ormuz a reculé de plus de 95 % depuis le déclenchement des hostilités, a précisé le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, lors d’un point de presse au siège des Nations unies à New York.
« Les transits de navires liés au détroit d’Ormuz ont diminué de 95,3 % depuis le 28 février, tandis que les prix des denrées alimentaires ont augmenté de 6 % et que les prix du pétrole brut pour l’Europe ont progressé de 53 % », a-t-il déclaré.
Stéphane Dujarric faisait référence à la date à laquelle les États-Unis et Israël ont lancé des frappes d’envergure contre l’Iran, entraînant une riposte de Téhéran par des tirs de missiles et de drones, ainsi que l’annonce de la fermeture de ce passage stratégique.
Le détroit d’Ormuz constitue l’un des principaux points de passage énergétiques au monde, par lequel transitait environ un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole avant le début du conflit.
Cette voie maritime est perturbée depuis le début du mois de mars à la suite du déclenchement de la guerre. Le conflit est actuellement suspendu dans le cadre d’un cessez-le-feu, tandis que des efforts diplomatiques se poursuivent pour parvenir à un accord durable.
Dans ce contexte de trêve, le président américain Donald Trump a imposé un blocus sur les navires se rendant vers ou en provenance des ports iraniens, alors que Téhéran continue d’intercepter et de harceler les navires transitant par le détroit sans son autorisation. [AA]







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