Le 24 avril, un millier de miliciens ont assassiné près de 180 personnes dans cette ville de l’ouest du Soudan. Malgré la chute du régime militaro-islamiste en avril 2019, la région connaît une recrudescence de violence sans précédent depuis dix ans. A Kreinik, dans l’ouest du Soudan, le baccalauréat a commencé sous escorte armée.
Militaires et policiers montent la garde à l’extérieur de dortoirs où des dizaines de lycéens révisent les épreuves du lendemain dans un silence total. Aucun rire ni chahut ne se font entendre. « Ne pensez pas que c’est le stress. Ils sont tous traumatisés », confie Hatim Ali Othman, professeur de chimie. Assis sur des tapis en plastique, les filles d’un côté, les garçons de l’autre se penchent par grappes au-dessus d’un même manuel. Les cahiers, les chaises, les cartables, tout a pris feu lors de l’attaque du 24 avril.
Ce dimanche-là, à l’aube, des nuées de motos, de pick-up armés de mitrailleuses lourdes, d’hommes montés à cheval ou à dromadaire ont assailli cette bourgade située à 100 kilomètres à l’est de la frontière tchadienne, dans la province soudanaise du Darfour. En quelques heures, un millier de miliciens ont massacré près de 180 personnes, dont 22 enfants et 12 femmes, selon les autorités locales. Parmi les étudiants, certains ont vu leurs frères se faire égorger à la dague, d’autres, leurs parents froidement abattus d’une balle dans la tête. (Le Monde)
Militaires et policiers montent la garde à l’extérieur de dortoirs où des dizaines de lycéens révisent les épreuves du lendemain dans un silence total. Aucun rire ni chahut ne se font entendre. « Ne pensez pas que c’est le stress. Ils sont tous traumatisés », confie Hatim Ali Othman, professeur de chimie. Assis sur des tapis en plastique, les filles d’un côté, les garçons de l’autre se penchent par grappes au-dessus d’un même manuel. Les cahiers, les chaises, les cartables, tout a pris feu lors de l’attaque du 24 avril.
Ce dimanche-là, à l’aube, des nuées de motos, de pick-up armés de mitrailleuses lourdes, d’hommes montés à cheval ou à dromadaire ont assailli cette bourgade située à 100 kilomètres à l’est de la frontière tchadienne, dans la province soudanaise du Darfour. En quelques heures, un millier de miliciens ont massacré près de 180 personnes, dont 22 enfants et 12 femmes, selon les autorités locales. Parmi les étudiants, certains ont vu leurs frères se faire égorger à la dague, d’autres, leurs parents froidement abattus d’une balle dans la tête. (Le Monde)






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