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Corruption et blanchiment présumés en RDC, au Nigeria, etc. : Glencore se prépare à affronter l'enquête de la justice américaine

Mercredi 11 Juillet 2018

Le siège de la multinationale des matières premières à Zoug (Suisse)
Le siège de la multinationale des matières premières à Zoug (Suisse)

Zurich (awp) - Le géant zougois des matières premières Glencore indique mercredi avoir constitué un comité spécial pour répondre à une récente injonction de la justice américaine. Le Département de la justice (DoJ) exige depuis le 3 juillet des garanties de la conformité des pratiques du groupe aux lois contre la corruption et le blanchiment d'argent, concernant ses activités au Nigeria, en République démocratique du Congo (RDC) et au Venezuela depuis 2007.

Le comité sera supervisé par le président de Glencore en personne, Tony Hayward, et comprendra en outre deux administrateurs indépendants.

En mai, l'agence Bloomberg avait rapporté que l'autorité anticorruption britannique (Serious Fraud Office, SFO) était sur le point d'ouvrir une enquête officielle sur les activités de Glencore en RDC. L'enquête porterait en particulier sur les relations du groupe zougois avec l'homme d'affaires israélien Dan Gertler et ses contacts avec les dirigeants du pays.

M. Gertler est étroitement lié au président congolais Joseph Kabila. Il a été mis en cause dans des enquêtes pour corruption par les autorités américaines et britanniques. Les Etats-Unis lui ont infligé une sanction en décembre dernier.

Fin 2017, l'ONG Public Eye a déposé une dénonciation pénale auprès du Ministère public de la Confédération (MPC) concernant les activités de Glencore en RDC. La procédure doit déterminer si le groupe a failli à prévenir des comportements illicites.
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