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Corée du Sud - Emprisonnée pour corruption, l’ex-présidente Park Geun-hye graciée

Vendredi 24 Décembre 2021

L’état de santé de Park Geun-hye, hospitalisée à plusieurs reprises cette année, a motivé en partie la décision de la grâce annoncée vendredi dans «une perspective d’unité nationale».
 
L’ex-présidente de Corée du Sud Park Geun-hye, condamnée à 20 ans de prison pour un retentissant scandale de corruption qui avait précipité sa destitution en 2017, a été graciée, a annoncé vendredi le ministre de la Justice.
 
Park Geun-hye figure sur une liste de personnes bénéficiant d’une amnistie spéciale et a été graciée dans «une perspective d’unité nationale», a déclaré le ministre Park Beom-kye aux journalistes. Âgée de 69 ans, elle purgeait une peine de 20 ans de prison pour corruption et abus de pouvoir, suivie de deux autres années pour violation de la loi électorale.
 
Première femme élue présidente en Corée du Sud, en 2013, Park Geun-hye avait été reconnue coupable en 2018 d’avoir reçu ou demandé des dizaines de millions de dollars de conglomérats sud-coréens, dont Samsung Electronics, d’avoir partagé des documents classés secrets, d’avoir mis sur une «liste noire» des artistes critiques de sa politique, ou encore d’avoir limogé des responsables qui s’opposaient à ses abus de pouvoir.
 
Ce scandale avait jeté une lumière crue sur les accointances troubles entre ces conglomérats familiaux et le pouvoir politique.
 
«Une leçon historique»
 
C’est dans la foulée de sa destitution que l’avocat de centre gauche Moon Jae-in avait été porté au pouvoir en 2017, en surfant sur la perte de crédibilité des conservateurs. Ce dernier achèvera en mars son mandat unique.
 
Selon l’agence de presse Yonhap, l’état de santé de Park Geun-hye, hospitalisée à plusieurs reprises cette année, a motivé en partie la décision de la grâce.
 
Lorsqu’en janvier, la fin du procès de Park Geun-hye ouvrait la possibilité de demander la grâce, les services de Moon Jae-in avaient répondu qu’il n’était «pas approprié» de discuter d’amnistie pour le moment. Le fait de condamner une ancienne présidente constituait «une leçon historique», faisait valoir la présidence.
 
En mars, des procureurs sud-coréens avaient annoncé la saisie de la maison de l’ancienne présidente, qui n’avait pas payé l’amende de 16 millions d’euros infligée pour corruption.
 
La Corée du Sud est connue pour la sévérité de sa justice à l’encontre des anciens chefs d’État. Les quatre ex-présidents sud-coréens encore en vie ont tous été condamnés après la fin de leur mandat. (AFP)
 
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