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Conflit au Moyen-Orient - Le président libanais a refusé un « contact direct » avec Nétanyahou

Jeudi 16 Avril 2026

Le président libanais Joseph Aoun
Le président libanais Joseph Aoun

Le président libanais Joseph Aoun a refusé la demande américaine d’établir un « contact direct » avec le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, a indiqué jeudi une source officielle libanaise à l’AFP.

 

Le chef de l’État « en a informé le secrétaire d’État Marco Rubio » lors d’un entretien téléphonique jeudi, a ajouté cette source, précisant que les États-Unis « comprennent la position » du Liban.

 

« Le premier ministre va parler pour la première fois avec le président du Liban après de si nombreuses années de rupture totale du dialogue entre les deux pays, et l’on peut espérer que cette démarche conduira finalement à la prospérité et à l’épanouissement du Liban », avait aussi déclaré plus tôt jeudi la ministre de l’Innovation, Gali Gamliel, à l’antenne de la radio militaire israélienne. (…)

 

Donald Trump avait déclaré plus tôt que les « dirigeants » d’Israël et du Liban allaient se parler jeudi, sans donner les noms des responsables.

 

Des discussions directes s’étaient tenues mardi entre les ambassadeurs des deux pays à Washington, les premières du genre depuis 1993, alors qu’Israël et le Hezbollah, mouvement chiite allié de Téhéran, sont de nouveau en guerre depuis le 2 mars.

 

« Pas au courant »

 

Selon le Département d’État américain, Israël et le Liban ont accepté à l’issue de cette rencontre d’entamer des négociations directes. Mais « nous ne sommes pas au courant d’un contact prévu avec la partie israélienne », a déclaré jeudi matin une source officielle libanaise à l’AFP.

 

« On essaie de créer un peu de répit entre Israël et le Liban. Cela fait longtemps que les deux dirigeants ne se sont pas parlé, environ 34 ans. Ça va se faire demain », a écrit M. Trump mercredi sur son réseau Truth Social.

 

Aucun contact entre dirigeants des deux pays n’a eu lieu jusqu’à présent, souligne à l’AFP l’analyste Michael Young, du centre Carnegie pour le Moyen-Orient.

 

En septembre 1982, Bachir Gemayel, élu président au Liban dans la foulée de l’invasion israélienne, avait rencontré les dirigeants israéliens, mais avait été assassiné avant sa prise de fonction.

 

En 1992 et 1993, des diplomates des deux pays s’étaient réunis à Washington dans le sillage du processus de paix au Proche-Orient lancé par la conférence internationale de Madrid.

 

Un haut responsable américain avait fait savoir avant l’annonce de Donald Trump que le président américain jugerait « bienvenue la fin des hostilités au Liban » avec un accord de paix avec Israël.

 

Il a toutefois précisé que cet éventuel accord n’entrait pas dans le cadre des négociations entre les États-Unis et l’Iran visant à obtenir une fin durable du conflit au Moyen-Orient, déclenché le 28 février par une attaque israélo-américaine contre l’Iran. Une trêve est en vigueur depuis le 8 avril. (…) [AFP]

 
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