Connectez-vous

Conflit au Moyen-Orient - La Chambre des représentants votera pour limiter les pouvoirs de Trump

Jeudi 5 Mars 2026

La Chambre des représentants vote jeudi sur une résolution visant à limiter les pouvoirs de Donald Trump dans la guerre contre l’Iran, le texte semblant toutefois voué à l’échec au lendemain du refus du Sénat d’adopter une initiative similaire.

 

Les élus doivent voter sur une résolution présentée par l’élu républicain Thomas Massie et le démocrate Ro Khanna, qui obligerait le président américain à obtenir l’autorisation du Congrès avant de poursuivre la guerre contre Téhéran.

 

Face à un président qui a étendu l’emprise du pouvoir exécutif sur le législatif depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier 2025, de nombreux parlementaires démocrates assurent vouloir réaffirmer l’autorité du Congrès, seul habilité par la Constitution des États-Unis à déclarer la guerre.

 

« Donald Trump a délibérément refusé d’obtenir l’autorisation du Congrès pour cette guerre choisie, une guerre qui s’est désormais étendue à plus de 10 pays du Moyen-Orient », a déclaré Hakeem Jeffries, le chef de la minorité démocrate à la Chambre des représentants.

 

Mais si le Congrès est le seul habilité à déclarer la guerre, une loi de 1973 permet au président de déclencher une intervention militaire limitée pour répondre à une situation d’urgence créée par une attaque contre les États-Unis.

 

La résolution de la Chambre demanderait au président de retirer les forces américaines d’« hostilités non autorisées » en Iran, sauf si le Congrès approuve l’opération.

 

Une ligne que les républicains refusent d’adopter, le président de la Chambre, Mike Johnson, la désignant comme une « idée terrible, dangereuse » qui « donnerait du pouvoir à nos ennemis ».

 

Mais son collègue Thomas Massie, à l’initiative de la résolution, a lui affirmé qu’elle permettrait de réaffirmer le rôle du Congrès.

 

« Dans notre Constitution, le pouvoir de déclarer la guerre appartient exclusivement au Congrès », a-t-il déclaré. « Le Congrès doit à nos militaires une mission clairement définie, afin qu’ils puissent rentrer chez eux, une fois celle-ci accomplie ».

 

Même en cas d’adoption, le texte ne survivrait probablement pas à un veto du président, puisque deux tiers des voix dans les deux chambres seraient alors nécessaires. [AFP]

 

Nombre de lectures : 63 fois

Nouveau commentaire :















Inscription à la newsletter