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BURKINA: six soldats tués par un engin explosif dans le Nord

Samedi 18 Janvier 2020

Six soldats burkinabè ont été tués vendredi dans l’explosion d’un engin artisanal (IED) au passage de leur véhicule aux environs de Arbinda (Nord) où avait eu lieu un massacre de 35 civils dont 31 femmes à la veille de Noël, a indiqué l’armée dans un communiqué.
Un précédent bilan de sources sécuritaires faisait état de 5 morts et deux blessés.
 
« Vendredi 17 janvier vers 08h, un véhicule d’une unité du Groupement de forces pour la sécurisation du Nord (GFSN), en mission de reconnaissance, a heurté un engin explosif improvisé dans les environs de Yalanga, au nord-ouest de Arbinda. L’explosion a tué six militaires et blessé un autre », indique un communiqué de l’état-major des armées.
 
« Ses opérations de ratissage sont actuellement en cours dans la zone », selon l’armée.
 
« L’incident a eu lieu à quelques kilomètres à l’ouest de Arbinda où le groupement mène des opérations de sécurisation » dans une réserve sylvo-pastorale et de faune, a affirmé à l’AFP une source sécuritaire.
 
« Des renforts ont été déployés sur la zone pour un ratissage en même temps qu’une opération d’évacuation a été effectué pour les blessés », a précisé une autre source sécuritaire.
 
A la veille de Noël, 35 civils, dont 31 femmes ainsi que sept militaires, avaient été tués dans une attaque de la base militaire puis de la ville d’Arbinda.
 
Le Burkina Faso, frontalier du Mali et du Niger, est confronté à des attaques jihadistes qui ont fait environ 750 morts et 560.000 déplacés depuis 2015.
 
Selon l’ONU, 4.000 personnes ont été tuées en 2019 dans des attaques jihadistes dans ces trois pays.
 
Les attaques avec des engins improvisés se sont multipliées depuis 2018 au Burkina coûtant la vie à une centaine de personnes, selon un décompte de l’AFP.
 
Le 6 novembre, 37 employés d’une société minière avaient été tués et 60 blessés dans l’attaque de leur convoi de cars dans l’est du Burkina. Un véhicule militaire qui assurait l’escorte en tête de convoi avait sauté sur un engin explosif, puis deux cars qui transportaient des travailleurs avaient essuyé des tirs nourris.
 
Le 4 janvier, quatorze personnes dont sept élèves ont été tuées dans l’explosion d’un car, dans le nord-ouest du Burkina Faso, qui a emprunté une route interdite à la circulation en violation des consignes de sécurité, selon des déclarations gouvernementales.
 
Sous-équipées et mal entraînées, les forces de l’ordre burkinabè n’arrivent pas à enrayer la spirale de violences djihadistes.
 
Elles ont toutefois revendiqué une série de succès depuis deux mois, affirmant avoir tué une centaine de jihadistes au cours de plusieurs opérations.
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