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Au Tchad, les nomades menacés par le dérèglement climatique

Mardi 6 Avril 2021

Sécheresse assoiffant leurs animaux, maladies décimant les troupeaux, violents conflits avec les cultivateurs… Dans le désert tchadien, les nomades arabes sont de plus en plus contraints à la sédentarité. Au milieu des plantes épineuses dont raffolent ses dromadaires, sur une terre aride balafrée par de longues crevasses, Chérif Hamit, un chèche blanc immaculé sur le crâne, est ici dans son jardin.
 
En un sifflement, le jeune nomade arabe retrouve ses bêtes à bosse dispersées dans une végétation aux airs de désert, jaunie par les puissants rayons du soleil qui frappent en saison sèche la province du Guéra, au centre du Tchad. Le rappel du troupeau est rapide : ses dromadaires ne sont plus que quatre. Il y a encore huit ans, le cheptel de son père comptait 70 têtes.
 
Ce dernier était alors chef de clan au sein de la tribu arabe Ouled Rachid, installée pour quelques mois dans les environs de Mongo, le chef-lieu de la province. La tâche était autrement plus ardue et personne au sein du clan ne s’imaginait un jour devoir se poser la question de l’avenir de cette tribu, qui parcourt depuis des décennies les 500 kilomètres qui séparent Mongo de leur ouadi (cours d’eau temporaire), en plein désert du Sahara. (Jeune Afrique).
 
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