Après le Sahel, c'est le Ghana et ses voisins du Golfe de Guinée qui pourraient devenir le terrain de chasse des jihadistes dont les violences se rapprochent de plus en plus.
A deux pas du lit asséché de la rivière qui marque une partie de la frontière du Ghana, Alima scrute son village de l'autre côté, au Burkina Faso. Il paraît si proche, à moins de deux kilomètres. Mais l'année dernière, des jihadistes ont débarqué, semant la terreur. Alima et ses fils se sont cachés avec les femmes et les enfants pendant que les coups de feu déchiraient la nuit. Les familles n'ont eu d'autre choix que de fuir au Ghana voisin. "Nous restons ici pour l'instant", insiste Alima. "Là-bas, il n'y aucune sécurité."
L'arrivée des réfugiés burkinabè a confirmé ce qu'Accra savait déjà : le Ghana et ses voisins du Golfe de Guinée sont en passe de devenir une nouvelle ligne de front du conflit jihadiste au Sahel. Ses voisins, ivoirien d'abord et désormais togolais et béninois, font face au débordement des violences de groupes armés se dirigeant désormais vers le Sud. Cotonou a ainsi confirmé avoir enregistré plus de 20 incursions armées depuis 2021. Pour l'heure, le Ghana a échappé à une attaque directe. (AFP)
A deux pas du lit asséché de la rivière qui marque une partie de la frontière du Ghana, Alima scrute son village de l'autre côté, au Burkina Faso. Il paraît si proche, à moins de deux kilomètres. Mais l'année dernière, des jihadistes ont débarqué, semant la terreur. Alima et ses fils se sont cachés avec les femmes et les enfants pendant que les coups de feu déchiraient la nuit. Les familles n'ont eu d'autre choix que de fuir au Ghana voisin. "Nous restons ici pour l'instant", insiste Alima. "Là-bas, il n'y aucune sécurité."
L'arrivée des réfugiés burkinabè a confirmé ce qu'Accra savait déjà : le Ghana et ses voisins du Golfe de Guinée sont en passe de devenir une nouvelle ligne de front du conflit jihadiste au Sahel. Ses voisins, ivoirien d'abord et désormais togolais et béninois, font face au débordement des violences de groupes armés se dirigeant désormais vers le Sud. Cotonou a ainsi confirmé avoir enregistré plus de 20 incursions armées depuis 2021. Pour l'heure, le Ghana a échappé à une attaque directe. (AFP)







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