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Mozambique: la main tendue d'inconnus aux rescapés des violences jihadistes  04/06/2021

Dans sa petite maison à Pemba, dans le nord du Mozambique, Atija Camacho vivait à l'étroit avec son mari et leurs dix enfants. Aujourd'hui, ils sont quarante. Il faut bien accueillir les malheureux forcés de fuir les violences jihadistes. Les groupes armés qui terrorisent la province du Cabo Delgado ont multiplié les attaques depuis un an. Et Atija, dont le modeste trois-pièces jouxte la plage de Paquitequete où les réfugiés continuent d'affluer, n'a pas hésité longtemps.
 
"J'en ai vu qui dormaient là, en plein air, j'ai eu de la peine pour eux", confie d'une voix fluette cette femme de 35 ans à l'AFP. Un jour sur deux, ils arrivent par dizaines sur des bateaux de pêche branlants. Ils n'ont rien, ou quelques affaires nouées dans un drap. Plus de 700.000 personnes ont tout quitté, depuis le début des violences fin 2017. Et plus de 80% d'entre eux ont été accueillis par des proches, des amis ou des inconnus, selon les agences humanitaires. (AFP)

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