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BURKINA: les larmes des femmes de militaires tués dans la lutte antiterroriste  14/04/2021

Selon la coutume, une veuve ne peut pas hériter des terres ni des biens de son époux, et l’indemnité versée par le gouvernement est souvent accaparée par la belle-famille. Dans une cour en terre battue, un vieil homme se prosterne sur son tapis de prière. De l’autre côté du mur mitoyen, une femme s’incline devant le portrait d’un jeune homme, accroché dans son modeste salon. Le beau-père et la veuve sont séparés par quelques blocs de parpaings bruts. Irréconciliables et pourtant unis par le même fantôme.
 
Boga (le prénom a été changé) est décédé le 19 août 2019. Il avait 37 ans lorsqu’il a été tué dans l’attaque du détachement militaire de Koutougou, dans le nord du Burkina Faso, revendiquée par l’organisation Etat islamique au Grand Sahara. Ce jour-là, 24 soldats sont morts dans l’assaut, l’un des plus meurtriers enregistrés contre l’armée burkinabée. En première ligne face aux groupes djihadistes, les forces de défense, souvent mal formées et sous-équipées, paient un lourd tribut. Depuis 2015, les violences ont fait plusieurs milliers de victimes dans ce pays pauvre du Sahel, dont 292 militaires tués, et 1 million de déplacés. (Le Monde)
           
 

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