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Violences policières : le Forum civil dénonce les méthodes de l'Etat sénégalais dans les universités

Mardi 10 Février 2026

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1.Posté par Me François JURAIN le 11/02/2026 10:35
TOUT A UNE FIN. Ce que nous sommes en train de vivre, est simplement la fin des illusions. Depuis Avril 2024, nous vivons dans un rêve, entretenu par un bonimenteur obsédé par une seule chose, sa ré-election aux prochaines élections Présidentielles. Malheureusement, nous ne sommes pas ici à une foire à la saucisse, mais confronté à la dure réalité de la vie. Et pour être dure, la vie est très dure pour l'immense majorité des Sénégalais(es). Beaucoup ne mangent pas à leur faim, ne peuvent honorer leurs factures, ni élever leurs enfants dans des conditions élémentaires de dignité. L'équipe dirigeante est incompétente, il faut avoir le courage de le dire et le reconnaitre, car la politique est un métier, qui s’apprend que pour une toute petite partie dans les écoles destinées à cette vocation, mais surtout sur le tas: avant de devenir ministre, Premier Ministre, ou Président de la République, il faut passer par des étapes intermédiaires: Conseiller municipal, maire, député, il faut être confronté à la vie réelle des gens, à leurs difficultés, apprendre à résoudre leurs problèmes, ou tout au moins essayer, les comprendre, leur parler, et surtout les écouter.

Depuis les dernières élections Présidentielles, où l'équipe dirigeante a pris le pouvoir, nous sommes confrontés à une somme d'incompétences affligeantes, alors même que la situation laissée par l'équipe précédente nécessitait sérieux, compétence et expérience. Les rares Ministres dignes de ce nom qui occupaient des postes, ont été débarqués, parce qu'ils n'avait pas l'heur de plaire au parti dit "majoritaire", le poste ministeriel le plus stratégique, à savoir celui de Ministre de l'intérieur, a été confié à un homme qui n'avait aucune expérience politique, et qui a cumulé les erreurs: son fait d'armes, pour être nommé au poste le plus important d'un gouvernement: être l'ami du Premier Ministre, et son avocat! on croit rêver.

Malheureusement, une famille épleurée, elle, ne rêve pas, car elle vient de perdre, sous les coups d'une police sans aucune formation, mal payée, pour qui maintien de l'ordre signifie taper, taper, et taper encore, jusqu'à la mort d'un innocent, qui était tranquillement dans sa chambre en train de réviser ses cours. Bien sûr, on nous a promis une enquête, on finira bien par trouver un coupable, à moins que la mémoire ne fasse défaut, et que l'on passe à autre chose. Une petite somme d'argent sera versée à la mère de ce pauvre étudiant orphelin de père, parait-il, et qui était de surcroit soutien de famille, et la vie suivra son cours: Le Premier Ministre, qui ne connait pas le mot RESPONSABILITE, continuera de se pavaner dans des gigas meetings, pour se faire acclamer, ce qu'il adore, il continuera d’entrainer le pays dans une faillite annoncée, parce qu'il est totalement inexpérimenté, le Ministre de l’intérieur sera désolé et jurera de prendre des sanctions contre les coupables, tout ce beau monde ministériel continuera de vivre très confortablement, car eux, ce ne sont pas comme les bourses des étudiants, les salaires sont versés en intégralité chaque dernier jour de chaque mois! Et pourquoi seraient-ils conscients de la misère que vivent les populations au quotidien? Quel est le ministre qui, une seule fois, est allé faire un tour place de l'indépendance à DAKAR, et s'est inquiété de voir le nombre toujours croissant de personnes qui dorment à la belle étoile, sur la place, faute de mieux?

Quand un Premier Ministre, Monsieur Ousmane SONKO en personne, a l’arrogance, l'outrecuidance, et l'indécence de dire aux populations "je vous demande de vous serrer la ceinture pendant deux ou trois ans", a-t-il conscience qu'il s'adresse à des gens qui ne font qu'un seul repas par jour, voir moins, afin de pouvoir permettre aux enfants de manger un petit peu, que ces gens là, souvent vont se coucher et dorment à même le sol, qu'ils n'ont même pas une pièce de 100 francs au fond de leur poche, qu'ils n'ont pas de travail où, lorsqu'ils en ont un, les salaires sont payés à coup de lance-pierre et pas toutes les fins de mois, Monsieur SONKO sait-il cela? Comment peut-il se souvenir de cela, lui qui n'a qu'une seule obsession: son élection pour devenir Président d'un pays qu'il aura largement contribué à mettre en lambeau ? Alors qu'il devrait être obnubilé par l'amélioration des conditions de vie de ses compatriotes, il leur demande, une seule chose : l'aider à devenir Président de la République du SENEGAL, le peuple ne doit avoir qu'une seule préoccupation : aider cet homme à assouvir son ambition personnelle, son orgueil incommensurable.

Pendant ce temps, des supporters de l'équipe nationale de football croupissent en prison au Maroc: SONKO était au Maroc, le lendemain, qu'a-t-il fait pour ces gens? (...) Depuis bientôt deux ans, Monsieur SONKO, qui mélange les genres en étant leader d'un parti politique et accessoirement, occupe la fonction de Premier Ministre, nous fait la démonstration de son incompétence, entrainant le pays dans une faillite annoncée, car le défaut de paiement nous guette, et dans quelques semaines, le SENEGAL ne sera plus en phase pour honorer ses engagements: voilà le travail de cet homme, qui se permet, de surcroit, de justifier sa posture et son travail, afin de préserver l'honneur et la dignité du pays, LE SENGAL! (...) .

Alors, les choses sont simples, très simples même: avant même de savoir quel est l'agent de la force publique qui a porté le coup fatal au jeune étudiant BA, il y a déjà deux responsables: le Premier Ministre SONKO, et le Ministre de l'intérieur CISSE. Il appartiendra au tribunal qui aura à juger ces deux là, d'apprécier si leur incompétence et leur inexpérience peuvent ouvrir la voie à des circonstances atténuantes. Pour moi, c'est NON. L'honneur et la dignité commanderait que ces deux là présentent leur démission: On peut toujours attendre!!!

Malheureusement, ce mouvement estudiantin tragique n'est que le prémice d'une faillite annoncée: faute d'avoir procédé à un ré-échelonnement de la dette, très rapidement, d'ici un mois environ, le pays sera confronté à un défaut de paiement, et là, il est à craindre qu'en plus des bourses non payées, des salaires de la fonction publique ne le soient pas non plus. Et là, un mouvement populaire de grande ampleur est à redouter, car ce n'est certainement pas du côté de l'équipe dirigeante qu'il faudra attendre la solution, elle qui est la cause même du problème. Que de temps perdu, car, pendant que les gens intelligents cherchaient des solutions, les sots cherchaient des coupables.

J'ai souvent dit et ecrit, ici même, que, lorsque j'entends les politiques parler de changement, de rupture, je me méfie, car pour moi cela veut simplement dire: "à partir d'aujourd'hui, ça va changer, ce sera comme d'habitude...et bien souvent en pire"! Même si le pire n'est pas encore là, nous nous en rapprochons, malheureusement, dangereusement.
Me François JURAIN

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