Une nouvelle flottille pour Gaza a quitté le port de Marseille samedi 4 avril. Une vingtaine de bateaux français vont tenter de briser le blocus d’Israël et de rejoindre, d’ici le 20 avril prochain, l’enclave palestinienne.
Une vingtaine de bateaux français ont quitté Marseille samedi 4 avril pour tenter d’atteindre la bande de Gaza, rapporte BFMTV. La flotte française “Thousand Madleens” doit rejoindre une nouvelle flottille internationale, nommée “Global Sumud Flotilla”, composée d’une centaine de bateaux, avec pour objectif de briser le blocus d’Israël autour de l’enclave palestinienne.
La flottille, majoritairement composée de voiliers, a quitté le port de Marseille peu après 17 heures, sous une salve d’applaudissements. “C’est surtout dans la symbolique et dans la résistance qu’on s’unit pour dire qu’il y a quelque chose qui ne va pas (...) et qu’il faut arrêter ce génocide”, a expliqué MK, skippeuse, à France 3 Provence-Alpes Côte d’Azur. La mission, si elle réussit, doit aussi permettre d’apporter de l’aide humanitaire.
Pendant plusieurs semaines, de nombreux bénévoles se sont affairés sur un quai de l’Estaque, à Marseille, pour préparer les voiliers et réunir l’équipement et les dons nécessaires. “On a créé un petit village ici où tout le monde prête main-forte et fait le plus possible pour rendre ces bateaux prêts”, a raconté MK.
Risques accrus
La flottille internationale devrait naviguer vers Gaza autour du 20 avril prochain. D’ici là, les participants vont notamment se former à la non-violence et réaliser des évaluations de risque régulières.
“La situation géopolitique en Asie occidentale a radicalement changé au cours des derniers mois. Nous nous dirigeons vers une zone de plus en plus militarisée, ce qui accroît considérablement les risques pour les participants”, avait souligné l’organisation des “Thousand Madleens” dans un communiqué.
Une première flottille internationale d’une cinquantaine de bateaux avait tenté de rejoindre Gaza à l’automne 2025, avant d’être arraisonnée par la marine israélienne. Les militants avaient été arrêtés et expulsés par Israël. [6Medias]






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