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La Chine a découvert des "tortues espionnes" operant dans ses zones maritimes

Samedi 13 Juin 2026

Les autorités chinoises ont affirmé vendredi 12 juin que des services de renseignement étrangers exploitaient des tortues et des poissons équipés de capteurs espions afin de collecter secrètement des informations sensibles dans les eaux chinoises et d’élaborer des cartes détaillées des fonds marins.

 

Dans une publication intitulée Sous le bleu profond de la mer, les courants sous-marins s’agitent, le ministère chinois de la Sécurité de l’État a rapporté sur ses réseaux sociaux que certaines agences étrangères avaient recours à « de nouveaux types d’équipements d’espionnage » afin de voler des données marines sensibles.

 

Dans une rubrique sobrement intitulée tortues espionnes, poissons espions, le ministère chinois a expliqué que « des animaux marins de taille relativement importante équipés de capteurs ont été découverts dans certaines eaux chinoises ». Ces créatures ont été repérées « en train de nager dans une zone précise, recueillant des données sensibles sur l’environnement marin comme la température de l’eau, la salinité et les courants océaniques, puis en train de les transmettre à l’étranger par satellite », a-t-il poursuivi.

 

Selon le ministère, les groupes étrangers ont également utilisé des bouées équipées de capteurs de haute précision et des dispositifs embarqués sur des cargos capables d’enregistrer « la dynamique portuaire » en temps réel, a-t-il ajouté. Aucune agence ni aucun pays n’a été toutefois cité.

 

Les données recueillies serviraient à établir des cartes sous-marines permettant d’identifier les points faibles des défenses côtières chinoises, ce qui constitue une grave menace pour la sécurité nationale de la Chine, toujours selon le ministère chinois de la Sécurité de l’État. Celui-ci a insisté pour que des contrôles de sécurité rigoureux soient effectués sur les équipements provenant de l’étranger et a appelé les pêcheurs à signaler toute bouée ou tout dispositif suspect repéré en mer.

 

Ces accusations s’inscrivent dans un climat de défiance entre Pékin et les gouvernements occidentaux, qui s’accusent mutuellement d’espionnage depuis des années.

 

À titre d’exemple, la Chine a confirmé vendredi qu’elle retenait un citoyen américain pour des activités d’espionnage. Il s’agit de Min Zin, un analyste auprès d’un centre de recherche spécialisé sur la Birmanie, dont il est un membre fondateur.

 

À ce propos, il est à noter qu’en février 2026, la CIA, l’agence américaine de renseignement, avait intensifié ses tentatives pour recruter des espions en Chine, avec la diffusion d’une vidéo en langue chinoise ciblant des officiers de l’armée.

 

L’an dernier, Pékin a mis en garde les fonctionnaires travaillant pour son gouvernement contre les pratiques consistant à utiliser des relations amoureuses ou sexuelles à des fins d’espionnage, après un cas ayant concerné un responsable public. [Press TV]

 
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