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Rohani aux Européens: "Qu'avez-vous fait contre Trump quand il s'est retiré de l'accord nucléaire?"

Jeudi 16 Janvier 2020

Nouveau bras de fer diplomatique entre l'Iran et les Européens dans le dossier du nucléaire iranien. Paris, Londres et Berlin ont annoncé mardi le déclenchement du mécanisme de règlement des différends, prévu par l'accord signé en 2015, dont les Etats-Unis sont sortis unilatéralement en 2018. Objectif des Européens : contraindre l'Iran à revenir au respect de ses engagements.
 
La réponse du président iranien Hassan Rohani a adressé ce mercredi aux Européens une menace à peine voilée, et c'est un euphémisme.
 
"Aujourd'hui, le soldat américain est en danger, demain le soldat européen pourrait l'être aussi", a déclaré le président iranien. "Nous voulons la sécurité. Nous ne voulons pas d'instabilité dans le monde. Nous voulons que vous, les Européens, quittiez cette région de manière sage, et non pas par la guerre", a-t-il ajouté.
 
"Quand Trump s'est retiré de l'accord sur le climat, qu'avez-vous fait?
 
Au plus haut des tensions avec Washington début janvier, Téhéran a annoncé la "cinquième et dernière phase" de son plan de réduction de ses engagements pris dans le cadre de l'accord en 2015.
 
Ces derniers mois, Téhéran avait mis la pression sur les Européens pour qu'ils l'aident à contourner les sanctions américaines rétablies par Donald Trump. Selon Téhéran, Paris, Berlin et Londres ne respectaient plus leurs engagements pris en 2015.
 
Si les Européens ont pris mardi leurs distances avec les Etats-Unis et ce qui a été décrit comme une "stratégie de pression maximale contre l'Iran", Hassan Rohani les accuse de ne pas s'être suffisamment opposés à Donald Trump, sur de nombreux dossiers.
 
"Quand Trump s'est retiré de l'accord sur le climat, qu'avez-vous fait ? Quand il a rompu avec l'OTAN, qu'avez-vous fait ? Quand il a quitté l'Unesco, qu'avez-vous fait ? Quand il a quitté le Conseil des droits de l'homme, qu'avez-vous fait?", a asséné Hassan Rohani.
 
Les Européens ont tenté de faire preuve de clarté en rejetant l'idée émise par Donald Trump de remplacer l'accord actuel par un nouveau. Petit couac néanmoins : le premier ministre britannique Boris Johnson a apporté mardi son soutien au président américain alors qu'officiellement, la diplomatie britannique se dit attachée à l'accord de 2015.
 
Des déclarations croisées qui jettent le trouble sur le peu d'unité qui reste entre les signataires de l'accord de Vienne. (Euronews)
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