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Nucléaire - L’Iran enverra d’ici minuit ses « propositions finales »

Lundi 15 Août 2022

Le chef de la diplomatie iranienne a affirmé que son pays ferait part lundi de ses « propositions finales » sur le dossier nucléaire, après que, selon lui, les États-Unis ont accepté deux des exigences iraniennes.
 
M. Hossein Amir-Abdollahian, cité par l’agence de presse officielle Irna, n’a pas précisé les exigences auxquelles il faisait allusion.
 
« La partie américaine a accepté verbalement les deux sujets (exigés par l’Iran). Nous enverrons nos propositions finales par écrit d’ici minuit » (19 h 30 GMT), a-t-il dit.
 
« Si nos propositions sont acceptées, nous sommes prêts à conclure (les discussions) et annoncer l’accord lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères », a indiqué M. Amir-Abdollahian.
 
Cette déclaration intervient au moment où les grandes puissances attendent une réponse de Téhéran à une proposition d’accord soumise le 26 juillet par le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell.
 
Vendredi, l’Iran avait annoncé être prêt à accepter le texte final élaboré à Vienne pour sauver l’accord de 2015, connu sous l’acronyme anglais de JCPOA, à condition qu’il soit assorti d’un certain nombre d’assurances.
 
« Le JCPOA est le résultat de mois d’efforts de nos collègues du ministère des Affaires étrangères, qui peuvent certes présenter des défauts fondamentaux comme tout document. Mais ce qui compte pour nous, c’est l’assurance » que les sanctions qui frappent l’Iran soient levées, a ajouté le ministre.
 
Après plusieurs mois de blocage, les diplomates de l’ensemble des parties (Iran, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) avec la participation indirecte des États-Unis sont revenus le 4 août à Vienne pour une énième tentative de sauver l’accord, sous l’égide de l’UE.
 
L’objectif des pourparlers est de remettre sur les rails le pacte, qui vise à garantir le caractère civil du programme nucléaire de l’Iran, accusé de chercher à se doter de l’arme atomique malgré ses démentis.
 
Mais après le retrait unilatéral des États-Unis de l’accord en 2018 sous Donald Trump et du rétablissement des sanctions américaines, Téhéran s’est progressivement affranchi de ses obligations. (AFP)
 
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