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Nouvelle Calédonie : les indépendantistes exigent la libération des militants transférés en métropole française

Lundi 24 Juin 2024

Après un regain des tensions, dimanche et lundi en Nouvelle-Calédonie, les indépendantistes Kanaks ont exigé "la libération et le retour immédiat" des 07 militants transférés dimanche en métropole pour y être incarcérés.

 

Les autochtones Kanaks s'exprimaient lundi dans un communiqué officiel signé par la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT) et consulté par Anadolu.

 

"Nous exigeons la libération et le retour immédiat des frères et sœurs pour être jugés sur leur terre", a notamment plaidé la CCAT, appelant à l'unité "de notre peuple, comme seule réponse pour faire face à l'Etat français".

 

La CCAT a également dénoncé ce qu'elle a considéré comme une tentative de la France de diviser les Calédoniens.

 

"Le monde entier doit constater que l'Etat français ici en Kanaky, (...) réunit toutes les conditions pour nous diviser et nous haïr", a souligné la Cellule de coordination.

 

Cette publication des indépendentistes kanaks intervient sur fond de reprise des violences et des tensions en Nouvelle-Calédonie, dimanche et lundi.

 

Plusieurs bâtiments représentant l'autorité française ont été incendiés, des routes ont été barricadées, des écoles fermées et des affrontements entre des manifestants et forces de l'ordre ont éclaté dans plusieurs villes de l'archipel, selon des sources concordantes, dont le Haut-commissariat de la République en Nouvelle Calédonie.

 

A Nouméa, à Doubéa, à Païta, des incidents ont nécessité l'intervention de la police et de la gendarmerie pour rétablir le calme.

 

Au total 38 personnes ont été interpellées lundi, selon le Haut-Commissariat, portant à 1493 le nombre d'interpellations depuis le début des contestations, il y a 6 semaines.

 

Cette nouvelle vague de violences en Nouvelle Calédonie intervient au lendemain du transfert en métropole de 07 militants kanaks, dont le porte parole du CCAT, Christian Tein, pour y être incarcérés. 

 

Ils sont accusés par les autorités françaises d'être à l'origine des violences qui avaient éclaté dans l'archipel au moment de l'adoption par l'Assemblée nationale, à Paris, du projet de réforme constitutionnelle portant dégel du corps électoral de la Nouvelle Calédonie. [AA]

 
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