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Niger – Détournements au ministère de la Défense : « L’État fera toute la lumière sur ce qui s’est passé »

Mercredi 12 Janvier 2022

Le Président nigérien Mohamed Bazoum
Le Président nigérien Mohamed Bazoum
Niamey vient de renoncer à se constituer partie civile dans l’une des procédures concernant les fausses factures du ministère de la Défense qui ont fait scandale il y a deux ans. Une décision que le porte-parole du gouvernement a expliquée à « JA ». L’affaire avait fait l’effet d’une bombe à Niamey.
 
Réalisé à la demande du président Mahamadou Issoufou, un audit révélait en février 2020 l’existence d’un réseau de fausses factures, de surfacturations et de commandes payées mais non livrées d’une ampleur inédite au sein du ministère nigérien de la Défense. Même si le chiffre initial – proprement vertigineux – de 76 milliards de francs CFA (environ 116 millions d’euros) détournés du Trésor public a depuis été ramené après enquête à des proportions moins déraisonnables (12,1 milliards, soit 18,5 millions d’euros), le scandale, deux ans plus tard, demeure pendant devant la justice nigérienne.
 
Dans ce contexte, dont a hérité le président Mohamed Bazoum, l’ordonnance prise fin décembre par le doyen des juges d’instruction entérinant le renoncement de l’État à se constituer partie civile contre les auteurs présumés de ces malversations – ordonnance confirmée le 3 janvier par un communiqué de l’Agence judiciaire de l’État [AJE], établissement public relevant du ministère des Finances – ne pouvait que susciter des interrogations. Pour le porte-parole du gouvernement et ministre de l’Élevage, Tidjani Idrissa Abdoulkadri, ce désistement n’est en rien synonyme d’impunité. (Jeune Afrique)
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