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Méditerranée: 160 migrants secourus débarqués en Sicile

Jeudi 13 Février 2020

Quelque 160 migrants secourus le week-end dernier en Méditerranée centrale au cours de deux opérations de sauvetage par le navire espagnol Aita Mari devaient débarquer jeudi dans le port sicilien de Messine, a annoncé l’ONG espagnole Maydayterraneo.
 
Ce nouveau débarquement est prévu au lendemain du renvoi en justice de l’ex-ministre de l’Intérieur Matteo Salvini et chef de l’extrême-droite italienne pour avoir bloqué un navire avec plus d’une centaine de migrants au large de la Sicile l’été dernier.
 
« Nous avons atteint Messine. Les autorités sont venues à bord pour vérifier l’état de santé général et une fois que cela aura été fait, toutes les personnes à bord seront débarquées », écrit l’ONG sur Twitter.
 
Dimanche, l’Aita Mari avait pris à son bord quelque 90 migrants en détresse, dont 16 femmes, trois enceintes, et 24 mineurs avant de porter assistance, quelques heures plus tard, à un autre groupe de rescapés d’une soixantaine de personnes.
 
Par ailleurs, une embarcation à la dérive depuis mercredi à environ 35 milles nautiques (63 km) au large de l’île italienne de Lampedusa, avec 60 migrants à son bord, était secourue jeudi matin par la marine maltaise, selon la plateforme Alarm Phone.
 
Le réseau d’assistance téléphonique précise sur Twitter que l’opération de sauvetage « a commencé 18 heures après son signalement et la demande d’intervention, retard dramatique qui aurait pu coûter des vies humaines ».
 
« Pourquoi le Centre de coordination maltais a-t-il retardé le sauvetage aussi longtemps sachant que le bateau était en danger dans la zone de recherche et de secours (SAR) de Malte ? Pourquoi l’Italie n’est-elle pas intervenue ? Attendaient-ils que les gardes-côtes libyens interviennent et ramènent ces gens dans une zone de guerre », s’interroge Alarme Phone.
 
Depuis l’été 2018, succédant à l’Italie qui assurait auparavant ce rôle, les garde-côtes libyens sont chargés par l’Europe de coordonner les sauvetages dans une vaste « zone de recherche et de secours » dépassant leurs eaux territoriales. Une mission que la Libye, en guerre, est incapable de mener à bien, dénoncent des ONG.
 
En 2019, l’Organisation internationale des migrations (OIM) a recensé 1.283 décès connus en Méditerranée, la route centrale entre l’Afrique du Nord et l’Italie étant la plus mortelle.
 
Au moins 19.164 migrants auraient péri dans les flots ces cinq dernières années.
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