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Mathilde Panot accuse Elisabeth Borne de vouloir "gouverner par effraction"

Vendredi 24 Juin 2022

Mathilde Panot, la présidente du Groupe LFI à l'assemblée nationale
Mathilde Panot, la présidente du Groupe LFI à l'assemblée nationale
Depuis Bruxelles, Emmanuel Macron a beau se montrer optimiste quant à la possibilité de faire des compromis dans une Assemblée dont il a perdu la majorité absolue, la réalité risque d'être plus complexe. Après une conversation téléphonique avec Elisabeth Borne, la cheffe de file des députés insoumis, Mathilde Panot n'a pas masqué son agacement.
 
"On a eu l'appel avec la Première ministre qui était assez lunaire sur beaucoup des aspects. Lorsque je demande si comme dans toutes les démocraties, elle va venir devant l'Assemblée nationale faire un discours de politique générale et demander la confiance, la réponse de la Première ministre est celle-ci: 'on verra'", a affirmé la députée insoumise.

"Nous exigeons que la Première ministre vienne devant l'Assemblée pour demander un vote de confiance car Mme Borne ne peut pas gouverner par effraction" et "n'a pas la légitimité" pour continuer son action, a martelé Mme Panot, à l'Assemblée nationale. La déclaration de politique générale que pourrait faire Elisabeth Borne est une pratique dans la plupart des cas suivie d'un engagement de responsabilité devant les députés, sans que cela soit une obligation.

"La macronie navigue à vue"

"L'impression générale qui se dégage de cet appel est que la macronie est en train de naviguer à vue et ne sait plus où elle va", a enchaîné Mathilde Panot, qui a réclamé des mesures "d'urgence" du programme de l'alliance de gauche Nupes: "augmentation du smic, blocage des prix, augmentation des minima sociaux". Mathilde Panot a répété que les groupes de la Nupes (LFI, PS, EELV, PCF) comptaient proposer une loi sur le sujet la semaine prochaine. 

La dirigeante insoumise a affirmé que la "macronie a perdu les élections législatives. Le projet d'Emmanuel Macron a été battu par la majorité des Français avec des expressions différentes que l'on retrouve à l'Assemblée nationale". La coalition présidentielle a terminé en tête avec une majorité relative, mais loin de la majorité absolue.
 
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