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De la rupture à la trahison : le crachat institutionnel et l’assassinat du Projet (Par Elimane Ndao)

Vendredi 25 Septembre 2026

Elimane Ndao (Pastef)
Elimane Ndao (Pastef)

L'entretien accordé par Bassirou Diomaye Faye à FRANCE 24 et RFI n'est pas un simple exercice de communication, c'est un crachat institutionnel. 

 

Une mascarade glaciale où l'ego d'un homme tente maladroitement de masquer l'ampleur de ses reniements. Il y a quelque chose de profondément nauséeux à observer les métastases du vieux système engloutir avec une telle avidité le sacerdoce politique du Projet, cet idéal pour lequel le PASTEF a versé le sang et sacrifié la liberté de ses fils afin de hisser cet homme à la magistrature suprême.

 

Aujourd'hui, l'amnésie est érigée en méthode de gouvernance. Dans la nouvelle matrice de l'exécutif, Macky SALL n'est plus le tyran d'un régime de terreur ayant laissé près de 80 cadavres sur le pavé entre 2021 et 2024 dont une cinquantaine par balles réelles. Oubliés les 2000 prisonniers politiques, la traque obsessionnelle, les emprisonnements arbitraires, les exils forcés et la dictature décomplexée. Rayés d'un trait de plume le scandale des 7000 milliards de dette occulte et l'achat d'un arsenal répressif de 45 milliards. Sous les projecteurs de la diplomatie internationale, le bourreau d'hier est subitement blanchi, repeint en homme d'État fréquentable, voire en candidat crédible pour diriger les Nations Unies. La compromission confine à l'indécence.

 

Mais le point d'orgue de cette funeste dérive réside dans la liquidation pure et simple de l'allié ombilical. Ousmane SONKO et le Pastef Les Patriotes ne sont plus les architectes incontournables de l'alternance. Ils sont devenus un fardeau, une épine dans le pied du nouveau pouvoir. Le président de l’Assemblée nationale du Sénégal #OusmaneSONKO est désigné comme l'homme de la « rupture de confiance », un fusible que l'on fait sauter sans ciller. Quant au PASTEF, fer de lance de la révolution par les urnes, il est ravalé au rang de simple bétail parlementaire, sommé de s'aligner docilement sur la nouvelle doxa gouvernementale.

 

Quelle spectaculaire et misérable TRAHISON !

 

Entendre le chef de file de #KIIRAY justifier cette éviction avec la morgue d'un technocrate cynique, arguant froidement de divergences persistantes, se drapant dans les pouvoirs conférés par la Constitution pour s'offrir un nouveau Premier ministre, avant de trancher d'un implacable et méprisant le « Sénégal avance » relève de la décadence morale absolue. Ce n'est plus un revirement politique, c'est l'effondrement d'un paradigme. La prétendue rupture promettait de décapiter le système. 

 

À travers cet entretien édifiant, les Sénégalais découvrent avec effroi que le système n'a jamais été en danger, il a simplement su, avec un cynisme remarquable, changer de costume.

 

Face à ce cynisme d'État et aux vents mauvais d'une compromission internationale qui s'apprête à balayer nos acquis, l'heure n'est plus à la stupeur mais au sursaut. Militants du PASTEF, sentinelles de la République, intellectuels et patriotes de la première heure, la flamme de notre révolution ne doit sous aucun prétexte vaciller face à cette tempête de l'indignité. 

 

Le véritable combat, celui contre les forces de l'ombre et la perpétuation d'un ordre politique pourri de l'intérieur ne fait que commencer. Il exige de nous une veille citoyenne implacable, un refus viscéral de voir le sacrifice de tout un peuple servir de marchepied à de nouvelles trahisons. Ne laissons pas les architectes du statu quo confisquer la victoire de la rue. Le Sénégal a enfanté un Projet dans la douleur et le sang. Il ne tolérera pas qu'on lui serve une énième réplique de ses pires cauchemars. L'illusion est tombée !

 

Elimane Ndao, 

Commissariat Scientifique ECOPLAN MONCAP

 
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