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Macron : la "frontière véritable" en Europe est celle qui sépare "progressistes" et "nationalistes"

Lundi 9 Juillet 2018

Versailles - Le président français Emmanuel Macron a estimé lundi que la "véritable frontière en Europe" était celle séparant "progressistes" et "nationalistes" et que leur affrontement serait "au coeur" des élections européennes de 2019.

"La frontière véritable qui traverse l'Europe est celle aujourd'hui qui sépare les progressistes des nationalistes (...) Ce sera difficile mais le combat est clairement posé" et sera "au coeur des enjeux de l'élection européenne de 2019", a-t-il déclaré devant les parlementaires réunis en congrès au château de Versailles près de Paris.

"Il sera au coeur des enjeux de l'élection européenne de 2019, qui appartient à ces scrutins qui sont aussi des tournants", a ajouté le chef de l'Etat, qui plaide pour une refondation du projet européen vers "une Europe plus souveraine, plus unie, plus démocratique".

"Comme au coeur de toute menace née d'une grande opportunité, c'est sur cette crise que nous fonderons les clés de la puissance européenne, de l'indépendance européenne, de la conscience européenne de demain, après 70 ans de paix qui nous ont trop souvent conduit à perdre de vue le sens même de l'Europe", a poursuivi Emmanuel Macron.

Revenant sur le "projet français" de réforme de l'Europe, qui se heurte à l'affaiblissement de la chancelière allemande Angela Merkel et à la montée continue des populismes, y compris dans des Etats fondateurs de l'Union comme l'Italie, Emmanuel Macron a estimé qu'il avait déjà permis des "avancées réelles que d'aucuns pensaient impossibles".

Il a notamment cité l'accord franco-allemand de juin, qui a "permis de jeter les bases d'un budget de la zone euro" et la mise en place d'une "politique de défense, dont l'idée même avait été abandonnée depuis 70 ans", avec notamment le lancement entre huit Etats de l'UE d'une "initiative européenne d'intervention", sorte d'état-major de crise devant conduire à une force commune.

"Toutefois, ces avancées réelles ne doivent pas faire oublier les doutes (...) L'Europe est encore trop lente, trop bureaucratique, trop divisée pour affronter la brutalité des changements politiques, sécuritaires, migratoires et technologiques", a-t-il dit.

"Ni les défis commerciaux, ni les défis du climat, ni les défis de la défense, ni les défis économiques et monétaires ne peuvent se relever dans l'isolement et encore moins le défi migratoire. En ces matières, la solution ne peut être que dans la coopération européenne", a martelé Emmanuel Macron.

"Toute politique nationaliste de court terme ne règlera en rien la situation migratoire", un sujet qui "ne peut être réglé ni dans l'émotion qui crée la confusion, ni dans la fermeture et le repli nationaliste", a-t-il dit.
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