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Le patron des députés socialistes Boris Vallaud quitte la direction du PS et dénonce la "stratégie d'isolement" d'Olivier Faure

Vendredi 8 Mai 2026

Boris Vallaud
Boris Vallaud

Le chef des députés socialistes Boris Vallaud quitte la direction du Parti socialiste, sur fond de tensions avec le Premier secrétaire du parti Olivier Faure, a appris, vendredi 8 mai 2026, franceinfo auprès de son entourage. L'ensemble du courant de Boris Vallaud se retire de la direction du PS, soit 24 membres dont 21 secrétaires nationaux.

 

Ce départ illustre l'exacerbation des tensions au sein du PS, notamment autour de la question de la primaire de la gauche, que souhaite Olivier Faure, mais que refuse Boris Vallaud. Cela n'empêche pas Olivier Faure de rester à la tête du parti, même s'il n'est plus majoritaire et se retrouve isolé.

 

"Créer un électrochoc"

 

Les relations entre Olivier Faure et Boris Vallaud se sont fortement dégradées autour de la préparation de la présidentielle de 2027. Le principal point de fracture porte sur la stratégie d’alliance et le mode de désignation du candidat. 

 

Olivier Faure défend l’idée d’une primaire de la gauche et des écologistes, dans la continuité de sa ligne d’union à gauche, tandis que Boris Vallaud rejette cette option et réclame que le PS désigne rapidement son propre "chef de file", sans dépendre d’un processus de primaire.

 

"On espère créer un électrochoc pour que la direction se reprenne", explique à franceinfo un proche de Boris Vallaud. Tout cela s'inscrit dans un contexte où le chef des députés PS met en scène son émancipation : il vient de sortir son livre sur la démarchandisation et laisse planer le doute sur ses ambitions présidentielles. 

 

Boris Vallaud reste pour autant membre du parti socialiste, il quitte uniquement la direction. "Je trouve ce spectacle d'egos lamentable, très loin des préoccupations des gens !" s'agace un proche d'Olivier Faure.

 

"Une collégialité bâclée"

 

Dans un courrier adressé vendredi à Olivier Faure, que franceinfo a pu consulter, le mandataire du courant du député des Landes, le sénateur Alexandre Ouizille, dénonce une "collégialité bâclée", une "brutalisation du fonctionnement" des instances du parti, une "stratégie d'isolement et d'enlisement". [franceinfo]

 
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