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Le gouvernement français donne "priorité" à la vaccination, sans "précipitation", selon Jean Castex

Jeudi 7 Janvier 2021

Le premier ministre Jean Castex
Le premier ministre Jean Castex
Le gouvernement français a donné jeudi un coup d’accélérateur à la campagne de vaccination, seul moyen selon le Premier ministre Jean Castex de redonner une perspective à un pays où les activités suspendues en raison de l’épidémie de COVID-19 le resteront au moins jusqu’à la fin du mois.
 
La France continue de vivre “un moment difficile” mais 2021 sera “l’année de l’espérance” grâce au vaccin, a-t-il dit lors d’une conférence de presse où il a envisagé une embellie sur le front sanitaire “à l’échéance de l’été prochain.”
 
“La vaccination est devenue la priorité numéro un de l’action du gouvernement. Nous sommes tous convaincus que c’est la vaccination la plus large, la plus massive et la plus rapide qui nous permettra de sortir de la crise. Ne confondons pas néanmoins vitesse et précipitation”, a dit Jean Castex.
 
“Une phase nouvelle de la lutte contre la pandémie s’est ouverte. Je ne doute pas de notre succès”, a-t-il assuré, fustigeant les “polémiques stériles” entourant le démarrage de la campagne de vaccination à un rythme beaucoup plus lent que dans d’autres pays voisins comme l’Allemagne et le Royaume-Uni.
 
Selon ses calculs, le nombre de Français vaccinés devrait passer de 45.000 aujourd’hui à un million d’ici fin janvier. Le choix reste, a-t-il rappelé, de “vacciner en priorité les 15 millions de personnes âgées et souffrant de pathologies chroniques”.
 
Les volontaires de plus de 75 ans pourront se faire vacciner à partir du 18 janvier et une période de six semaines au lieu de trois pourra être instaurée entre les deux injections du vaccin mis au point par Pfizer et BIOntech, le seul utilisé actuellement.
 
NOUVELLE VARIANTE DU VIRUS
 
La France, pays de 67 millions d’habitants, a pré-commandé 200 millions de doses de différents vaccins contre le virus qui paralyse le monde depuis un an. Environ 500.000 doses seront livrées chaque semaine jusqu’à fin février. En mars, la cadence passera à un million de doses hebdomadaires. Chaque département accueillera à terme six centres de vaccination.
 
“Nous gagnerons ensemble le pari de la vaccination”, a assuré Jean Castex, qui s’est dit lui-même dit impatient de se faire vacciner. “Quand mon tour viendra”, a-t-il précisé.
 
Pour faciliter les démarches, des arrêts de travail immédiat seront délivrés aux personnes testées positives, qui seront indemnisées sans jour de carence et se verront proposer une visite à domicile par un infirmier.
 
Côté activité économique, Jean Castex a fait savoir qu’un point serait fait le 20 janvier avec les secteurs du sport et de la culture en vue d’une éventuelle reprise d’activité début février.
 
En concertation avec les autorités locales, une décision sera prise d’ici vendredi soir pour dix départements où le couvre-feu pourrait être avancé de 20h00 à 18h00, comme cela est déjà le cas dans une quinzaine de départements de l’Est et du Sud-Est du pays.
 
Les bars et les restaurants resteront fermés a minima jusqu’à la mi-février, a-t-il ajouté.
Le gouvernement avait renvoyé au 7 janvier une éventuelle décision concernant la réouverture des salles de spectacle, lieux culturels, théâtres et cinémas, fermés depuis fin octobre. Même échéance pour les stations de montagne, qui attendent toujours le droit de remettre en marche les remontées mécaniques.
 
De leur côté, les restaurateurs, propriétaires de bar et cafetiers étaient suspendus à la date du 20 janvier pour une éventuelle réouverture.
 
Mais ce calendrier apparaissait de plus en plus menacé alors que le gouvernement redoute un rebond épidémique à l’issue des rassemblements familiaux de fin d’année. Ce rebond devrait atteindre son pic la semaine prochaine, alors que la plupart des pays frontaliers de la France annoncent de nouvelles mesures de restriction allant jusqu’au reconfinement.
 
Dans ce contexte, Jean Castex a annoncé que la France prolongeait jusqu’à nouvel ordre la fermeture de ses frontières avec le Royaume-Uni pour empêcher la propagation d’une nouvelle variante plus contagieuse du coronavirus.
 
Dix-neuf cas de cette variante ont été décelés en France selon le ministre de la Santé, Olivier Véran.
 
“Nous prenons la menace du variant anglais et du variant sud-africain très au sérieux”, a-t-il dit. (Reuters)
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