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La justice vénézuélienne lance un mandat d’arrêt contre l’opposant Juan Guaidó

Vendredi 6 Octobre 2023

Le parquet vénézuélien a annoncé jeudi avoir émis un mandat d’arrêt contre le chef de l’opposition Juan Guaidó et qu’il allait demander le lancement d’une notice rouge par Interpol, sur la base d’enquêtes menées par un tribunal des États-Unis et divulguées par la presse.

 

Les procureurs ont été désignés « pour émettre un mandat d’arrêt contre lui et une demande de notice rouge auprès d’Interpol afin qu’il paie pour ses crimes », a déclaré le procureur Tarek William Saab dans une allocution télévisée.  

 

Exilé aux États-Unis, Juan Guaidó est notamment accusé de trahison, d’usurpation de fonctions, de blanchiment d’argent et d’association en vue de commettre un crime.

 

M. « Guaidó a utilisé les ressources de PDVSA (le géant public pétrolier Petroleos de Venezuela, NDLR) pour causer des pertes proches ou supérieures à 19 milliards de dollars », a déclaré le procureur vénézuélien, qui a dit s’appuyer sur des « révélations » fournies à la presse « par un tribunal fédéral aux États-Unis ».

 

Ancien président de l’Assemblée nationale, M. Guaidó s’était proclamé en janvier 2019 « président intérimaire » du Venezuela après la réélection du président Nicolas Maduro en 2018 lors d’un scrutin boycotté par l’opposition et non reconnu par de nombreux pays dont les États-Unis et la France.

 

En 2019, Washington, ainsi qu’une partie de la communauté internationale, avait reconnu Juan Guaidó. Le président américain de l’époque, Donald Trump, avait imposé de nombreuses sanctions à Caracas.

 

L’opposition a mis fin en janvier à cette présidence intérimaire, estimant qu’elle n’avait pas rempli ses objectifs de changement politique.

 

Le président américain Joe Biden, qui a succédé à M. Trump, maintient qu’il ne reconnaît pas M. Maduro comme président et a laissé en place la majorité des sanctions.

 

Son administration a cependant approuvé l’an dernier un projet pétrolier du groupe américain Chevron au Venezuela et s’est dit disposée à relâcher la pression sur le pays en échange d’efforts du gouvernement vénézuélien.

Le Venezuela tiendra sa prochaine élection présidentielle en 2024. [AFP]

 
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