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La délégation iranienne quitte le Pakistan

Samedi 25 Avril 2026

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a conclu samedi une visite à Islamabad, où sont aussi attendus les émissaires américains en vue d’une relance des tractations pour mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient. 

 

Parallèlement, la trêve sur le front libanais est toujours aussi précaire, avec de nouvelles frappes israéliennes meurtrières.

Déclenché par une attaque des États-Unis et d’Israël contre l’Iran le 28 février, le conflit régional a fait des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban, et ébranlé l’économie mondiale.

 

Entamés il y a deux semaines au Pakistan, pays médiateur dans le conflit, après un cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril, des pourparlers entre l’Iran et les États-Unis doivent s’y poursuivre depuis plusieurs jours même si la trêve a été unilatéralement prolongée sine die depuis par les États-Unis.

 

Arrivé vendredi soir à Islamabad, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s’est entretenu samedi avec le puissant chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, et le premier ministre, Shehbaz Sharif.  

 

« Sauver la face »

 

Selon son ministère, M. Aragchi a exposé à ses interlocuteurs « les positions de principe de notre pays concernant les derniers développements liés au cessez-le-feu et à la fin complète de la guerre imposée à l’Iran ».

 

Il a quitté le Pakistan plus tard samedi, selon l’agence officielle Irna, alors que le reste de sa tournée comprend Oman.  

 

« Aucune rencontre n’est prévue entre l’Iran et les États-Unis », avait plus tôt affirmé sur X son porte-parole, Esmaïl Baghaï, précisant que les positions iraniennes seraient transmises à la partie américaine via les médiateurs pakistanais.

 

Les émissaires de Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, partiront samedi au Pakistan en vue de pourparlers « avec des représentants de la délégation iranienne », avait pourtant affirmé auparavant la Maison-Blanche, assurant que cette rencontre était une demande de Téhéran.

 

Le vice-président J.D. Vance, qui conduisait la délégation américaine il y a deux semaines, pourrait les rejoindre ultérieurement, a précisé la Maison-Blanche.  

 

« L’ennemi cherche un moyen de sauver la face pour s’extraire du bourbier » de la guerre, a commenté le porte-parole du ministère iranien de la Défense, cité par l’agence Isna. (…) [AFP]

 
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