La Russie a imposé mardi des interdictions d’entrée sur son territoire à 103 citoyens canadiens, dont des sénateurs, des députés et des responsables gouvernementaux, en réponse à ce que Moscou qualifie de sanctions antirusses imposées par Ottawa.
Dans un communiqué, le ministère russe des Affaires étrangères a accusé des membres du Parlement canadien de soutenir des politiques visant à saper l’ordre constitutionnel et la politique étrangère de la Russie, ainsi que des initiatives destinées à confisquer des actifs de l’État russe.
« La Russie respecte traditionnellement le peuple canadien, mais rejette l’approche hostile de l’élite politique actuelle, qui s’est engagée sur la voie du déni des droits et des intérêts de la Russie et qui, de ce fait, a délibérément, méthodiquement et totalement détruit les relations bilatérales avec notre pays », a déclaré le ministère.
Moscou a indiqué qu’elle continuerait de répondre à ce qu’elle a qualifié d’« actions provocatrices » d’Ottawa, notamment son soutien à l’Ukraine et ce qu’elle considère comme une ingérence dans les affaires intérieures russes.
La liste des personnes visées comprend des membres du Sénat, de la Chambre des communes, des secrétaires d’État, des secrétaires parlementaires et d’autres responsables canadiens.
Plus tôt, le Premier ministre canadien, Mark Carney, a déclaré lors du sommet G7 en France qu’Ottawa avait adopté 162 sanctions visant ce qu’il a décrit comme la « machine de guerre » russe.
Selon un communiqué publié sur le site du Premier ministre, les mesures ciblent des individus, des entités et des navires, soit « tous les actifs de la machine de guerre russe ».
Le communiqué précise que ces sanctions ont pour objectif « d’accroître la pression sur la Russie afin qu’elle négocie (un accord de paix) et de soutenir l’Ukraine ». [AA]






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