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Italie : un centenaire a pu guérir du coronavirus

Jeudi 26 Mars 2020

Italie : un centenaire a pu guérir du coronavirus
Un centenaire testé positif au Covid-19 a quitté guéri, mercredi soir, l'hôpital de la ville italienne de Rimini, sur la côte adriatique, a indiqué jeudi Gloria Lisi, vice-maire de cette ville.
 
«J'ai des amis qui travaillent à l'hôpital local avec lesquels je parle le soir, quand nous avons terminé la journée de travail», raconte-t-elle au téléphone. «L'autre jour ils m'ont dit qu'un monsieur, né en 1919, avait été hospitalisé car testé positif au Covid-19. Ce monsieur avait belle allure et il est rapidement devenu la mascotte de l'hôpital», poursuit-t-elle.
 
«Et hier soir ils m'ont appelé pour me dire que ce monsieur est sorti de l'hôpital. Par les temps qui courent, c'est toujours bon de donner un peu d'espoir», a conclu la vice-maire de Rimini.
 
Le lourd tribut payé par le clergé
 
Les prêtres paient un lourd tribut, eux, au coronavirus. «Le prêtre est toujours proche des gens. Pour le meilleur ou pour le pire, c'est sa raison d'être», déclare Mgr Giulio Dellavite, secrétaire général de l'évêché de Bergame (nord).
 
La ville lombarde et sa province sont les plus durement touchées par la pandémie qui frappe durement l'Italie. Et les prêtres, en majorité âgés, ne sont pas épargnés. Sur les 67 prêtres italiens contaminés et décédés depuis le début de la pandémie, plus d'une vingtaine sont morts dans le diocèse de Bergame, dont un évêque.Ils sont particulièrement exposés, allant à la rencontre des malades, célébrant les funérailles en présence de la famille proche.
 
Malgré les risques, Don Giuseppe Locatelli, prêtre de la paroisse d'Albino, ne veut pas renoncer à exercer son ministère. «Je dois reconnaître que les prêtres sont en seconde ligne. Les médecins et les infirmiers sont en première ligne, avec les risques qu'ils prennent chaque jour. Nous prenons moins de risques», dit-il.
 
«Nos prêtres meurent parce qu'ils ne calculent pas» les risques, poursuit Mgr Dellavite. Le père Giuseppe Berardelli, prêtre à Casnigo, près de Bergame, était l'un d'eux: «Ne sachant pas que le virus était si dangereux, il a continué son travail, à aller dans les maisons célébrer les funérailles. Et quand il a été infecté il n'a pas immédiatement arrêté», raconte Gianbattista Guarini, buraliste de cette commune au nord-est de Bergame. Giuseppe Berardelli est décédé à 72 ans dans la nuit du 15 au 16 mars à l'Hôpital de Lovere.
 
L'Italie, pays le plus touché
 
Avec 7503 morts et près de 75'000 cas, la Péninsule reste le pays le plus cruellement frappé par la pandémie. Les chiffres officiels comprennent les morts dans les hôpitaux et dans les maisons de retraite. La moyenne d'âge des personnes décédées, selon les dernières statistiques de l'Institut supérieur de la santé (ISS), est de 78 ans. (afp/nxp)

 
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