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France: Faible mobilisation à la mi-journée au 2nd tour des législatives

Dimanche 18 Juin 2017

France: Faible mobilisation à la mi-journée au 2nd tour des législatives
PARIS (Reuters) - Les Français votent ce dimanche pour le second tour des législatives, un scrutin marqué par une faible participation à la mi-journée alors que la principale inconnue porte sur l'ampleur de la victoire de La République en marche.
 
Dernier chapitre de la séquence électorale du printemps qui a vu la consécration d'Emmanuel Macron, ce deuxième tour devrait redessiner le paysage politique français, avec l'affaiblissement des formations politiques traditionnelles, y compris dans certains de leurs bastions historiques.
 
A 12h00 (10h00 GMT), seuls 17,75% des inscrits avaient déjà voté en France métropolitaine.
Le taux de participation à la mi-journée s'inscrit en repli non seulement par rapport au premier tour la semaine dernière (19,24%), mais aussi par rapport au second tour des législatives en 2012 (21,41%).
 
Le premier tour, le 11 juin, a été marqué par une abstention record de 51,3% et seuls quatre députés - sur un total de 577 - sont parvenus à recueillir suffisamment de voix pour être élus directement.
 
Le chef de l'Etat a voté vers 09h00 (07h00 GMT) au Touquet sans son épouse, Brigitte, puis a présidé en fin de matinée au Mont-Valérien, près de Paris, une cérémonie marquant le 77e anniversaire de l'appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle.
 
Son Premier ministre, Edouard Philippe (photo), a voté en tout début de matinée au Havre.
 
LES MINISTRES EN LICE FAVORIS
 
Sur les six ministres en lice dans ces législatives, la ministre des Outre-mer Annick Girardin est d'ores et déjà assurée de pouvoir rester au gouvernement.
 
Alors que les habitants de plusieurs départements et territoire d'Outre-mer et les Français de l'étranger vivant sur le continent américain ont voté samedi, elle a été réélue à Saint-Pierre-et-Miquelon avec 136 voix de plus que son adversaire.
 
Les cinq autres ministres engagés dans ce scrutin - Christophe Castaner dans les Alpes-de-Haute-Provence, Richard Ferrand dans le Finistère, Bruno Le Maire dans l'Eure et Mounir Mahjoubi ainsi que Marielle de Sarnez à Paris - abordaient ce second tour en position de favoris.
 
Dans le sillage des législatives, le Premier ministre Edouard Philippe n'a pas exclu la nomination de nouveaux secrétaires d'Etat au sein du gouvernement qui compte actuellement 22 membres.
 
Les premiers résultats ne seront connus qu'à partir de 20h00 (18h00 GMT) mais selon les dernières projections des instituts de sondage, le parti du nouveau chef de l'Etat, allié au MoDem, pourrait obtenir de 430 à 470 sièges sur les 577 que compte l'Assemblée nationale.
 
La coalition de droite composée de LR et de l'UDI serait réduite à moins de 100 députés, celle constituée du PS et de ses alliés de gauche à une trentaine, peut-être moins. La France insoumise pourrait en obtenir de cinq à 17 et le FN une poignée.
 
"Aucun risque d'absolutisme", a déclaré Emmanuel Macron, mercredi, en conseil des ministres, tandis que ses adversaires politiques ont brandi la menace d'une majorité toute puissante comme argument électoral.
 
Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, appelle d'ailleurs une nouvelle fois Emmanuel Macron et Edouard Philippe à "partage(r) le pouvoir", dans un entretien au Journal du Dimanche.
 
"Le concentrer ne serait pas sans risques et sans difficultés tant les fractures sociales et territoriales sont réelles", estime-t-il.
 
Les bureaux de vote sont ouverts jusqu'à 18h00 (16h00 GMT) et jusqu'à 20h00 dans les grandes villes.
 
Le scrutin se déroule une nouvelle fois sous haute surveillance, 50.000 policiers et gendarmes, auxquels s'ajoutent les 7.000 militaires de l'opération "Sentinelle", étant mobilisés pour assurer la sécurité des 67.000 bureaux de vote.
 
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