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Ousmane Sonko : ‘’Les réformes nécessaires seront conduites pour que l’université ne meure pas’’

Mardi 24 Février 2026

Le PM Ousmane Sonko devant les députés le 24 février 2026
Le PM Ousmane Sonko devant les députés le 24 février 2026

Les réformes nécessaires ‘’pour que l’université ne meure pas seront menées’’, a assuré, mardi, le Premier ministre, Ousmane Sonko.

 

S’exprimant lors d’une plénière de l’Assemblée nationale consacrée à des questions d’actualité, il assure que le gouvernement étudie la possibilité de délocaliser l’université Cheikh-Anta-Diop (UCAD) ou une partie de ses services, pour améliorer les conditions de travail des étudiants, des enseignants et du personnel administratif.

 

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Daouda Ngom, prenant la parole avant le Premier ministre, a confirmé la réouverture du campus social de l’UCAD, jeudi 26 février.

 

Des ‘’instructions fermes’’ ont été données aux dirigeants de l’université Cheikh-Anta-Diop en vue du renforcement du contrôle de l’accès au campus universitaire, a-t-il assuré.

 

Selon M. Ngom, des bouches d’incendie seront mises en place et des caméras de surveillance installées dans cette université publique.

 

Le campus social de l’UCAD ne peut pas continuer à fonctionner comme il le faisait auparavant, ‘’avec 15 à 20 étudiants par chambre’’, a-t-il ajouté.

 

M. Ngom déplore que 30 % des lits des campus sociaux de cette université soient distribués par des étudiants, l’attribution des lits étant une compétence dévolue au Centre des œuvres universitaires de Dakar.

 

Il réitère qu’il n’existe pas de bourses d’études restant encore à payer aux étudiants. À cause du chevauchement des années universitaires, l’État leur payait seize mois de bourses au lieu de 12, raison pour laquelle le montant global annuel des bourses s’élève à 105 milliards de francs CFA, le budget voté pour cela étant de 70 milliards. [APS]

 
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1.Posté par Me François JURAIN le 25/02/2026 09:28
Des explications qui viennent un peu tard, mais mieux vaut tard que jamais. Dans les universités, tout est à reprendre de A à Z. Beaucoup d'étudiants n'ont pas leur place à l'université, le sésame d'entrée, le baccalauréat, est un diplôme complètement dévalué, qui ne veut plus rien dire: au lieu de tirer le niveau par le haut, on l'a tiré par le bas depuis 1968.

On ne raisonne plus en terme de mérite, mais en terme de statistiques. C'est une aberation, mais qui n'est pas spécifique au Sénégal: la FRANCE ne fait pas mieux, sinon pire! Certains élèves arrivent au bac, en sachant lire comme un gamin de douze ans, et écrire comme un ado de 14! Quand aux mathématiques, n'en parlons pas! Au lieu de faire des statistiques sur le pourcentage d'élèves qui réussissent au bac, on ferait mieux de faire des statistiques sur le nombre d'étudiants qui rentrent en faculté, et ceux qui en sortent avec un cursus complet! je pense que ce serait édifiant.

Il faut avoir le courage de prendre ce problème à bras le corps, car les étudiants d'aujourd'hui sont notre élite de demain. Pour l'instant, nous en sommes aux vœux pieux et bonnes intentions, surveillons la suite de près, car c'est un sujet éminemment important. Les paroles vont dans le bon sens, les actes???
Me François JURAIN

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