Churchill Otieno a été reconduit ce mardi 24 février 2026 président du Forum des éditeurs africains (TAEF) à l’issue du congrès de l’organisation ouvert la veille à Nairobi. Le journaliste Kenyan a été plébiscité par ses pairs afin de poursuivre l’oeuvre de structuration de TAEF en vue d’une plus grande présence sur l’échiquier médiatique du continent.
Par consensus, Emmanuel Dogbevi du Ghana, membre du bureau sortant, a été porté a la vice-présidence du Forum tandis que le Sud-africain Sibusiso Ngalwa, secrétaire général sortant, a conservé son poste. C’est à la Botswanaise Jeannie Olesitse qu’a été confiée la trésorerie de TAEF.
En présence de plus de 150 délégués, les éditeurs africains ont travaillé pendant 48 heures sur un grand nombre de problématiques dont la gouvernance impacte et oriente le sort des journalistes africains. C’est pourquoi cette édition 2026 s’est voulu « délibérément panafricain, indépendant et axé sur les résultats », explique la note conceptuelle publiée par TAEF avant la rencontre. Elle « vise non seulement à diagnostiquer les défis » mais également à mobiliser « les dirigeants autour d’engagements pratiques, de partenariats et d’actions qui renforcent l’écosystème médiatique africain et font progresser le discours du continent sur la scène mondiale », ajoute la même source.
Entre l’obsolescence des cadres réglementaires qui encadrent les métiers de l’écosystème médiatique, les mutations fulgurantes impulsées par le secteur numérique, l’extrême domination des cadors mondiaux du secteur et le destin incontournable qu’est devenue l’intelligence artificielle, les éditeurs et rédacteurs de presse se retrouvent confrontés à l’exigence de survie alors même que la méfiance des opinions publiques à l’égard du produit qu’est l’information.
C’est pour trouver des débuts de réponse à ces menaces concrètes que TAEF et ses partenaires ont donc organisé plusieurs panels de haut niveau ainsi que des ateliers animés par des experts, spécialistes et journalistes en exercice dans les locaux de Aga Khan University de Nairobi.
Pour marquer son engagement à ne pas rester spectateur face aux bouleversements technologiques, TAEF se veut également une force de proposition. Cela passera par des recommandations travaillées en atelier qui devraient être remises à plusieurs organisations internationales dont l’Unesco ainsi qu’à des groupes de recherche scientifique, en particulier dans le domaine de l’intelligence artificielle.







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