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Fondations Friedrich Naumann et René Cassin : une mobilisation de haut niveau contre les violations des droits humains dans les entreprises

Mercredi 12 Septembre 2018

S’appuyant sur une approche globale du droit international en envisageant, pendant deux semaines, l’ensemble des systèmes conventionnels en matière de protection des droits de l’homme, la 9ème session de formation de Dakar organisée conjointement par la Fondation René Cassin et la Fondation Friedrich Naumann, en partenariat avec l’Ambassade de France au Sénégal, le Bureau Régional pour l’Afrique de l’Ouest du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (Brao), la Délégation de l’Union Européenne au Sénégal (Due) et le Comité Sénégalais des Droits de l’Homme (Csdh) offre aux participants la latitude de pouvoir bénéficier d’un ensemble d’enseignements de haut niveau développant une approche transversale et comparative des règles et mécanismes internationaux  afin de promouvoir les idéaux de paix et de liberté qui les sous-tendent.
 
Rappelant que la présente session de  formation, avec ses nombreuses activités parallèles, s´aligne sur les  célébrations du 70ème  anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies le 10 décembre 1948, Inge Herbert (photo), directrice Afrique de l’ouest de la Fondation Friedrich Naumann, rappelle que jusqu´a présent, plus de 1500 personne d'une vingtaine de pays ont participé aux sessions délocalisées organisées conjointement avec la Fondation René Cassin en Afrique de l'Ouest : à Dakar, Abidjan et Bamako.
 
Plaidant en faveur d’une règlementation nationale visant à contribuer au plein exercice des Droits de l’homme, elle indique que les participants à la formation ouverte lundi à Dakar vont aborder diverses thématiques : Entreprises multinationales et Droits de l’homme - Les obligations de l´Etat ; les investissements internationaux et les droits de l’homme, de même que la responsabilité sociale des entreprises. Ce dans un contexte marqué par l´exploitation des ressources naturelles, un besoin en infrastructures ainsi qu’une croissance  des activités des entreprises multinationales et des investissements internationaux.
 
Le Professeur Sebastien Touzé de la Fondation René Cassin précise pour sa part que «la question de la protection des droits de l’homme en Afrique, envisagée à travers les différents systèmes institutionnels qui interviennent dans leur promotion et leur protection, occupe ainsi une place centrale dans la formation et se voit, chaque année complétée par le traitement d’un sujet spécifique». «L’année passée était envisagée la question des migrations et, pour cette année, nous avons fait le choix de nous focaliser sur la question des «Entreprises et des droits de l’homme».
 
Le choix de ce sujet s’est en réalité naturellement imposé eu égard à l’importance actuelle que sous-tend cette question dans le cadre de la protection des droits et des libertés» ajoute le Professeur Touzé. Aucun des dispositifs développés afin de renforcer la protection des victimes contre les violations des droits de l’homme commises par les entreprises ne serait efficace s’ils n’étaient utilisés activement par les victimes et leurs représentants. «C’est seulement en mobilisant ces droits que peut progresser notre compréhension, aussi bien de l’obligation des entreprises de les respecter, que de l’obligation qui s’impose aux Etats de les protéger», ajoute la même source.
Mohamed NDJIM
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