L’autoroute est dévorée par les eaux sombres. Impossible d’avancer. Alors, dans un vacarme propre à l’urgence, des dizaines de Nigérians chargent des embarcations pleines de vivres pour porter assistance aux sinistrés. De l’autre côté, une fois passé les nombreux camions à moitié submergés, un véhicule est rempli de « garri » (farine de manioc), de riz et de nouilles sous les yeux de Bolaji Philips.
« Avec ma femme, on a dépensé toutes nos économies, le peu qu’on a, pour aider », assure le quadragénaire, chapeau sur la tête. Un véritable travail de fourmi se met en place sur le principal axe routier, en partie impraticable, qui relie les Etats de Rivers et de Bayelsa, dans le sud-est du Nigeria, parmi les plus ravagés par les pires inondations de la décennie dans le pays le plus peuplé d’Afrique.
En tout, elles ont fait plus de 600 morts et affecté près de 3 millions de personnes dans le pays, selon le dernier bilan des autorités. Beaucoup ont fui, notamment dans des camps de déplacés surpeuplés. Les autres, complètement coupés du monde, sont restés dans leurs communautés avalées par les flots. Près de la ville d’Ahoada, le travail des bénévoles et des ONG est vital, le temps que l’aide officielle parvienne aux plus démunis. (Le Monde avec AFP)
« Avec ma femme, on a dépensé toutes nos économies, le peu qu’on a, pour aider », assure le quadragénaire, chapeau sur la tête. Un véritable travail de fourmi se met en place sur le principal axe routier, en partie impraticable, qui relie les Etats de Rivers et de Bayelsa, dans le sud-est du Nigeria, parmi les plus ravagés par les pires inondations de la décennie dans le pays le plus peuplé d’Afrique.
En tout, elles ont fait plus de 600 morts et affecté près de 3 millions de personnes dans le pays, selon le dernier bilan des autorités. Beaucoup ont fui, notamment dans des camps de déplacés surpeuplés. Les autres, complètement coupés du monde, sont restés dans leurs communautés avalées par les flots. Près de la ville d’Ahoada, le travail des bénévoles et des ONG est vital, le temps que l’aide officielle parvienne aux plus démunis. (Le Monde avec AFP)






FRANCE


