Le général Mamadi Doumbouya a été officiellement investi président de la République de Guinée, samedi, lors d’une cérémonie solennelle organisée en présence de plusieurs chefs d’État et de gouvernement africains, dont le président de la Transition du Mali, le général d’armée Assimi Goïta.
La cérémonie d’investiture s’est tenue après la confirmation par la Cour suprême, le 5 janvier 2026, de la victoire de Mamadi Doumbouya dès le premier tour de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, avec 86,72 % des suffrages valablement exprimés, selon les résultats définitifs.
Présidant l’audience solennelle, le président de la Cour suprême, Mamadou Sylla, a rappelé les prérogatives constitutionnelles du chef de l’État, notamment en matière de politique extérieure, de négociation et de ratification des traités internationaux, ainsi que d’accréditation des ambassadeurs appelés à porter la voix de la Guinée « dans le concert des nations ».
Dans un discours empreint de gravité et de symbolisme, Mamadou Sylla a exhorté le nouveau président à gouverner dans la vérité, la justice et l’exigence morale, l’invitant à rester attentif à la souffrance des populations les plus modestes et à refuser « l’écume enivrante des rapports officiels », au profit d’une immersion constante dans les réalités du pays.
« Gouverner, c’est relier la terre de nos ancêtres aux aspirations les plus élevées de liberté et de dignité », a-t-il déclaré, appelant le président investi à bâtir des institutions solides et durables.
Dans son discours d’investiture, Mamadi Doumbouya a remercié les délégations étrangères pour leur présence, qu’il a qualifiée de témoignage de la solidarité africaine et de l’amitié entre les peuples.
Il a salué le calme et la mobilisation citoyenne observés lors du scrutin présidentiel, affirmant que le mandat qui lui est confié constitue avant tout « un engagement envers les Guinéennes et les Guinéens ».
Le chef de l’État a appelé à l’unité nationale, à une gouvernance participative et à la pleine implication des femmes et de la jeunesse dans le développement du pays. Il a réaffirmé sa volonté d’investir dans l’éducation, la formation et la création d’emplois, tout en mettant en avant le programme de développement socio-économique « Simandou 2040 », destiné à transformer les ressources minières en richesses humaines et en prospérité partagée.
« Simandou n’est pas un projet pour quelques-uns, c’est un projet pour chaque Guinéen », a-t-il insisté.
Mamadi Doumbouya s’est engagé à gouverner avec intégrité, justice et responsabilité, promettant de bâtir des institutions crédibles et une nouvelle culture politique fondée sur la compétence et l’exemplarité.
Pour rappel, Mamadi Doumbouya avait pris le pouvoir le 5 septembre 2021 à la suite d’un coup d’État ayant conduit à l’arrestation du président Alpha Condé, à la suspension de la Constitution et à la dissolution des institutions.
Ancien officier de la Légion étrangère française et ex-commandant des Forces spéciales guinéennes, il devient ainsi le premier président de la Ve République de Guinée, à l’issue du processus de transition. [AA]







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