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En Côte d’Ivoire, les cyberarnaqueurs séduits par les pratiques occultes

Dimanche 20 Novembre 2022

Deux décennies après que le phénomène des brouteurs a commencé à se développer sur le territoire ivoirien, les campagnes publiques et privées menées contre le « bara love » (« l’escroquerie aux sentiments » en nouchi, l’argot ivoirien) commencent à porter leurs fruits, et le public occidental est devenu plus conscient des dangers du Web.
 
Pour Franck Kié, président et fondateur de Ciberobs - Make Africa Safe, une plate-forme spécialisée dans la cybersécurité en Afrique, l’âge d’or des cyberescrocs est déjà révolu. Leur nombre a beau avoir continué d’augmenter ces dernières années, l’évaluation du préjudice global, elle, reste stable : autour de 10 milliards de francs CFA (quelque 15,2 millions d’euros) par an, selon lui.
 
C’est donc une population plus nombreuse qui se partage le même pactole et une moins grosse part qui revient à chacun. « Les affaires sont devenues plus difficiles pour le brouteur sans compétences informatiques, qui faisait de la cybercriminalité basique, résume Franck Kié. Ceux qui s’accrochent développent des stratégies de plus en plus sophistiquées. » (Le Monde)
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