Des frappes israéliennes à Gaza ont fait au moins neuf morts parmi la population palestinienne dans la nuit de mercredi à jeudi, selon un hôpital local, alors que l’attention du monde était tournée vers les combats entre Israël et le Hezbollah au Liban.
Ces neuf personnes ont été tuées lors d’au moins quatre frappes distinctes dans la ville de Gaza, selon l’hôpital Shifa, qui a reçu les corps.
L’armée israélienne n’a pas commenté dans l’immédiat. La semaine dernière, Israël a tué le chef de la branche militaire du Hamas, deux semaines après des frappes qui avaient coûté la vie à son prédécesseur.
Ces neuf morts sont les derniers en date dans l’enclave côtière depuis qu’un accord de cessez-le-feu conclu en octobre a tenté de mettre fin à la guerre de plus de deux ans entre Israël et le groupe militant palestinien Hamas.
Si les combats les plus violents se sont apaisés, ce cessez-le-feu fragile a été marqué par des tirs israéliens quasi quotidiens.
Les forces israéliennes ont mené des frappes aériennes répétées et tirent fréquemment sur des Palestiniens à proximité des zones contrôlées par l’armée. Elles ont tué plus de 936 personnes depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, selon le ministère de la Santé de Gaza.
Ce ministère, qui fait partie du gouvernement dirigé par le Hamas, est généralement considéré comme fiable par les agences des Nations unies et les experts indépendants. Il ne fournit pas de ventilation des morts entre civils et combattants.
Des militants ont mené des fusillades contre les troupes, et Israël affirme que ses frappes constituent une réponse aux violations de la trêve ou aux menaces pesant sur ses soldats. Quatre soldats israéliens ont été tués à Gaza depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu. [AFP]






FRANCE


